‹ Critique de la raison pratiqueChapitre 27 sur 67 · LA PHILOSOPHIE DE KANT EN FRANCE DE 1773 A 1814 XXV · texte numérisé non relu

LA PHILOSOPHIE DE KANT EN FRANCE DE 1773 A 1814 XXV

kantisme *. Mais Bonaparte trouvait en de Bonald, Chateaubriand et autres défenseurs du catholicisme, des adversaires bien plus décidés encore de l'idéologie; il n'était pas sûr de rencontrer dans les partisans d'une philosophie dont l'auteur était estimé et vanté par ceux qu'il redoutait, un appui aussi assuré que celui qu'il crut trouver vers 1810 chez Royer- Collard et ceux qui, avec lui, combattaient le condillacisme sous toutes ses formes, et le kantisme ne put compter sur sa protection.

L'année même où Villers avait fait paraître la philosophie de Kant, Le Fèvre traduisait du hollandais l'essai de Kinker contenant une exposition succincte de la Critique de La raison pure. Le traducteur s'étonnait que deux nations justement célèbres, l'Angleterre et la France, n'eussent pas encore daigné s'occuper d'un système qui venait de révolutionner le monde philosophique, il semblait prendre à son compte l'opinion de l'auteur des Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, que ni la vérité ni l'erreur, cachées au Fond du puits, ne plaisent en France, et considérer la Philosophie du bon sens de d'Argens comme l'expression de la pensée nationale. 11 affirmait que Kant a seul fourni les moyens de sortir d'un embarras inextricable, qu'il a, en s'élançanl du point où s'était arrêté le plus profond des sceptiques modernes (Hume), élevé un édifice nouveau à la vérité, dont les fondements sont aussi anciens que la raison même. Quant à lui il s'est uniquement proposé d'aplanir la voie de la Critique de la raison pure à ceux que préoccupe la solution de ce problème, que pouvons- nous savoir? en laissant de côté l'autre question non moins intéressante pour nous, que devons-nous faire ? qui appartient à la Critique de la raison pratique ".

i hier, p. 70, lettre de Gerstenberg : « Man hotte mir gesagt, dass sie 50 gliicklich gacesen wiren, Ihrsm ehmaligen Freunde und Bekannten, dem grossen Bonaparte, ein lébhafles Interesse fur die kanlische Philosophie beizubringen, »

« L'ouvrage contient VIH-184 pages, dont onze consacrées à Tin-

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