‹ Critique de la raison pure (volume 2)Chapitre 134 sur 136 · IL · texte numérisé non relu

IL

la seconde^ Tunité absolue de la série des conditions du phénomène; la troisième j F unité absolue de la condition de tous les objets de la pensée en général

Le sujet pensant est l'objet de hpst/chobgie ; l'ensemble de tous les phénomènes (le monde), celui de la cosmologie; et ce qui contient la condition suprême de la possibilité de tout ce qui peut être conçu (l'être de tous les êtres), l'objet de la théologie. La raison pure nous fournit donc l'idée d'une psychologie transcendentale (psgchologia rationalisa d'une cosmologie transcendentale (cosmobgia rationalis), enfin d'une théologie transcendentale (theologia transcendentalis). L'entendement ne saurait tracer la plus simple esquisse de l'une ou de l'autre de ces sciences, quand même il se lierait à Tusage logique le plus élevé de la raison, c'est-à-dire à tous les raisonnements imaginables, de manière à s'avancer de l'un des objets auxquels s'applique cet usage (d'un phénomène) à tous les autres et à s'élever ainsi aux membres les plus éloignés de la synthèse empirique ; elle est simplement un produit véritable ou un problème de la raison pure.

Quels sont les modes (modi) des concepts purement rationnels, compris sous ces trois titres de toutes les idées transcendentales? C'est ce que le chapitre suivant exposera d'une manière complète. Ils suivent le fil des catégories. En eifet la raison pure ne se rapporte jamais directement à des objets, mais aux concepts que l'entendement nous en donne. Ce n'est d'ailleurs qu'après avoir parcouru tout l'ensemble de ce travail que l'on pourra comprendre clairement comment, par l'usage synthétique de cette même fonction dont elle se sert dans les raisonnemônts catégoriques, la raison est nécessairement conduite au concept de l'unité absolue du sujet ^pensant;

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