‹ Critique de la raison pure (volume 2)Chapitre 21 sur 136 · XXVI AKALT8E DE LA CRITIQUE · texte numérisé non relu

XXVI AKALT8E DE LA CRITIQUE

ractère et la valear d*nne véritable conoaissaiice, et c'est préci* sèment dans cette unité objective qne réside le principe de la fonne logiqne de tons les jngements.

Maintenant, comme cette forme générale se subdivise en nn ' certain nombre de formes particulières, qui représentent les diverses fonctions logiques du jugement et auxquelles correspondent autant de catégories dans Tentendement, il suit de là que les intuitions qui nous sont données par nos sens ne peuvent devenir pour nous des connaissances qu^à la condition d'être soumises à ces catégories (v. p. 171). Le rôle des catégories est précisément de donner à la nusiière de la connaissance, à Vintuition, fournie par les sens, la forme dont elle a besoin pour devenir une connaissance.

«Qie les eaté- Il faut même ajouter, — et ceci est un des résultats fonda- 4i^utbre TOge mentaux de la critique kantienne, — qu'elles n'ont pas d'autre de s'appii- asage. Otez les intuitions sensibles, elles ne sont plus qne des

^o"^.*" formes vides qui, ne s'appliquant plus à rien, ne sauraient défiUesetde terminer aucune connaissance. Cela revient à dire qu'elles ne

leur donoer la

forme d'irae servent qu'à rendre possible la connaissance empirique ou ce qu'on «vériuMe con- uomme d'un seul mot Vexpérience. A la vérité, les intuitions

•naifsaiice.

sensibles ont elles-mêmes une forme pure (l'espace et le temps) qui donne lieu à des connaissances à priori^ comme les mathématiques; mais les concepts mathématiques - eux-mêmes ne deviennent des connaissances qu'autant qu'on suppose qu'il y a des choses qui ne peuvent être représentées que suivant cette forme, ou qu'autant qu'on les applique à des intuitions empiriques. Il reste donc vrai de dire en général que les catégories n'ont, dans la connaissance des choses, d'autre usage que de s'appliquer à des objets d'expérience, réelle ou possible.

Kant insiste sur l'importance de la proposition précédente: elle détermine les limites et l'usage des concepts purs de l'en- ^ tendement. On pourrait être tenté de croire que ces concepts, par cela seul qu'ils ont leur source dans l'entendement, doivent s'étendre à toute espèce d'objets en général; mais ils n'ont de sens et de valeur que par rapport aux objets de notre intuition sensible ; en dehors de cette application, ce ne sont plus que de pures formes de la pensée, dépourvues de toute réalité {v. p. 175). Essayez de concevoir un objet. Dieu par exemple, en dehors des conditions de notre intuition sensible, vous direz

Page 1