‹ Critique de la raison pure (volume 2)Chapitre 24 sur 136 · XXXII ANALYSE DE LA CRITIQUE · texte numérisé non relu

XXXII ANALYSE DE LA CRITIQUE

pnisse s^appliqaer aux phénomènes, sinon par le moyen du temps? Kant désigne cette forme sons le nom de schème, et il appelle Sehéauitiflne schématisme de Ventendement pur le procédé général que sait ^maS!^^ l'esprit dans cet acte par leqael il donne cette forme à ses concepts pars. Le schème n'est toajoars par lai-même qa'an produit de l'imagination : comment, par exemple, former le schème da nombre sans ane synthèse de l'imagination? Mais il fant bien distinguer le schème de 'l'image: quand, par exemple, je place cinq points les uns à côté des autres, je me forme une image du nombre cinq; mais quand je pense un nombre en général, ou même quand je pense un nombre déterminé, mais très-élevé, la représentation de ce nombre est un schème, sans être une image : c'est la représentation d'un procédé de l'imagination, qui consiste à déterminer un concept suivant une règle générale et sert lui-même à procurer en conséquence à ce concept son image. Le schème n'est donc pas l'image; il en est même si différent qu'il n'y a point d'image correspondante qui lui puisse être adéquate. Il n'y a point, par exemple, d'image du triangle qui puisse être jamais adéquate au concept d'un triangle en général (v. p. 202). L'image d'un triangle est toujours en effet celle d'un triangle, soit rectangle, soit acutangle, etc. ; tandis que le schème du triangle comprend toutes ces figures : ce schème ne peut donc exister ailleurs que dans la pensée. L'image est un produit empirique de l'imagination productive; le schème est un produit de l'imagination pure qui rend lui-même possibles les images. Table des Si l'on veut maintenant tracer le tableau des schèmes trans- *tSOTtonx* <5endentaux auxquels donnent lieu les concepts purs de l'entendementy il n'y a qu'à reprendre celui des catégories pour voir comment, par le moyen du temps, qui est le schème fondamental, chacune d'elles peut s'appliquer à l'intuition. On aura ainsi, l"" pour la catégorie de la qtumiité et ses subdivisions, unité, pluralité, totalité, le nombre, qui n'est que l'unité de la 3311thèse que j'opère entre les diverses parties d'une intuition en général, en introduisant le temps dans l'appréhension de l'intuition; 2" pour les catégories de la quaUté, cette production continue de la réaUté dans le temps qui descend d'un certain degré de la sensation à son entier évanouissement et arrive ainsi à larnégation, on remonte de cette négation an réel; 3* danai la catégorie de la relation, a. comme schème de la substance, la

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