‹ Critique de la raison pure (volume 2)Chapitre 94 sur 136 · CZX ANALYSE DE LA CRITIQUE · texte numérisé non relu

CZX ANALYSE DE LA CRITIQUE

forme même des phénomènes, ou l'espace et le temps. Les concepts qai se rapportent à l'espace et an temps, considérés comme de pares formes des phénomènes, par exemple le concept de la figures géométrique, ou celui du nomhre, peuvent donc être représentés âpriort dans Fintuition, ou, comme dit Eant, être construits, et, pan le moyen de cette construction, donner lieu à un ensemble da connaissances rationnelles qu'on nomme les mathématiques. Let autres concepts purs ou à priori^ au contraire, comme celui àj la substance, de la cause, etc. , ne contiennent rien que la syirr thèse d'intuitions possibles qui ne sont pas données à prioriet, pour déterminer les connaissances particulières auxquell ^ ils peuvent donner lieu, il faut recourir à l'expérience. C'est qccz si la forme des phénomènes, l'espace et le temps, nous est donn^ à priori, il n'en peut être de même de la matière de ces phénzz mènes, ou de ce qui peut être connu dans l'espace et dans . temps: il n'y a que l'expérience qui puisse déterminer cette mati^ A la vérité, cette expérience même serait impossible s^ certains concepts à priori, qui servent à la constituer ou à. régler; mais ces concepts ne fournissent rien de plus que / synthèse de ce que la perception peut donner à priori : il ne contiennent en eux-mêmes aucune intuition à priori. Aussi les connaissances rationnelles ou philosophiques qu'on y peut fonder, sont- elles simplement des connaissances par concepts.

Par là aussi s'expliquent les avantages de la méthode des mathématiques sur celle de la philosophie pure. Tandis que celle-ci avec ses concepts discursifs à priori divague sur la substance ou la cause absolue sans pouvoir faire de leur réalité un objet d'intuition à priori et leur donner par là du crédit on voit les mathématiques ramener tous leurs concepts à dei intuitions qu'elles peuvent fournir à priori et se rendre par c< moyen maîtresses de la nature. Aussi le grand succès que h raison y obtient a-t-il souvent inspiré aux philosophes le dési: d'imiter leur méthode. La distinction que Kant vient d'établi: avait précisément pour but de montrer l'erreur de cette appli cation de la méthode mathématique à une espèce de connais sance qui ne la comporte pas. Pour mieux faire ressortir cett erreur, Kant va montrer maintenant qu'aucun des éléments su lesquels repose lai solidité des mathématiques, à savoir h définitions, les axiomes et les démonstrations^ ne peut être i

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