On ne gagne donc rien parTanalyse de la cons
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ciwce de moi-même dans la pensée en général, par rapportàla connaissance du moi lui-mémecomme objet. L'exposition logique de la pensée en général est prise mal à propos pour une détermination physique de l'objet.
464. Ce serait une grande, et même la seule pierre d'achoppement contre toute notre critique , s'il était possible de démontrer a priori que tous les êtres pensants sont en soi des substances simples, qui , comme telles par conséquent ( ce qui est une suite du même a^ument), emportait nécessairement la personnalité, et qui ont conscience de leur existence séparée de toute matière; car, de cette manière, nous aurions fait un pas en dehors du monde sensible, nous serions entrés dans le champ des noumènes, et personne ne nous contesterait plus le droit de défricher ce fond, d'y bJitir, et d'en prendre possession, suivant que le permettrait la bonne fortune de chacun. Car la proposition : tout être pensant, comme tel, est une substance simple , — est une proposition synthétique a priori, d'abord parce qu'elle dépasse le concept qui lui sert de fondement et ajoute le mode (f existence k la pensée en général; secoodemcut, parce qu'elle ajoute à ce concept un prédicat (celui de la simplicité), qui ne peut être donné dans aucune expérience. Les propositions synthétiques a priori ne seraient donc pas simplement possibles et Ucites par rapport aux objets de l'expérience possible, et, même comme principes de la possibilité de cette expérience, ainsi que nous l'avons enseigné ; mais elles pourraient aussi se rapporter aux chosesen général et en soi, conséquence qui porterait un coup mortel à toute cette critique, et qui donnerait raison à l'ancienne méthode. Mais, en r^ardant la chose de plus près on aperçoit que le péril n'est pas si grand.
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465. Dans le procédé de la psychologie rationnelle règne un paralc^isme exposé dans le raisonnement qui suit :
Ce y»! ïiê peut être corçu que comme sujet n'exUte nonplus qfue cmnme sujet, et par conséquent est substance.
Or, un être pensant, considéré simpiement cormne tel, ru peut être pensé que comme sujet.
Il n'existe donc aussi que comme tel, c'est-à-dire comme substance.
Il est question, dans la majeure, d'un être qui en général peut être conçu sous tous les rapports, par conséquent aussi tel qu'il peut être domié en intuition. Dans ia mineure, il ne s'agit de cet être qu'autant qu'il se considère lui-même comme sujet, et uniquement par rapport à la pensée et à l'unité de la conscimce , mais pas en même temps par rapport à l'intuition par laquelle l'unité serait donnée comme objet à la pensée. Par conséquent, la conclusion est déduite per sophisma figura dictioms ou par un faux raisonnement (1).