‹ Critique et catholiqueChapitre 9 sur 44 · Le serviteur de Iahvé · texte numérisé non relu

Le serviteur de Iahvé

Sa vocation (Isaïe, xlix, 1-7).

Iles, entendez-moi,

peuples lointains, soyez attentifs !- Iahvé m'a appelé dès ma naissance,

dès le sein de ma mère il a nommé mon nom.

Il a fait de ma bouche un glaive tranchant;

il m'a caché dans l'ombre de sa main.

Il a fait de moi une flèche aiguë;

Il m'a mis en réserve dans son carquois.

Moi, je disais : « En vain j'ai travaillé,

en l'air et pour rien j'ai consumé mes forces !»

Mais mon dû était dans les mains de Iahvé,

et ma récompense aux mains de mon Dieu.

Et maintenant Iahvé m'a dit,

Lui qui m'a formé dès ma naissance pour être son serviteur, Pour ramener Jacob vers Lui, et Lui rassembler Israël;

Il m'a dit : « Tu es mon Serviteur,

1(Israël), par toi je me glorifierai! » Iahvé m'a donc fait cet honneur,

et mon Dieu est devenu ma force.

Il m'a dit : « C'est peu crue tu sois mon Serviteur,

pour rétablir les tribus de Jacob,

et ramener les sauvés d'Israël ; Je te ferai Lumière des nations

pour porter mon salut

jusqu'aux confins du monde.

1 Le mot « Israël » au v. 3, est une glose très apparente, de l'aveu même des critiques rationalistes, car il brise le rythme du vers et il est en contradiction avec le v. 5, où le serviteur n'est point Israël, mais celui qui ramène les sauvés d'Israël. Sur tout ce poème du Serviteur, on consultera avec profit, outre le Livre d'Isaïe du P. Condamin, son article sur le Serviteur de Iahvé dans la Rev . bibl., avril 1908, p. 162.

56 CRITIQUE ET CATHOLIQUR

Ainsi parle ïalivé,

le rédempteur et le saint d'Israïl, Au méprisé, horreur de la nation,

à l'esclave des souverains :

Des rois te verront et ils se lèveront ;

des princes, et ils se prosterneront ; A cause de Iahvé, qui est fidèle,

du Saint d'Israël qui t'a élu I

IL Son caractère et son œuvre.

(Isaïe, xlii, 1-7).

Voici mon Serviteur que je soutiens,

mon Élu en qui mon âme se complaît.

J'ai mis sur lui mon esprit ;

il exposera aux nations la Loi.

On ne l'entendra pas crier, ni parler haut,

n; élever la voix sur les places publiques. Il ne brisera pas le roseau froissé,

il n'éteindra pas la mèche qui fume.

Il exposera fidèlement la Loi,

il ne sera pas fatigué ni las, Jusqu'à ce quïl ait établi sur la terre la Loi

et les îles attendent sa doctrine.

Ainsi parle le Dieu Iahvé,

qui crée les cieux et les étend,

qui forme la terre et ses fruits, Qui donne l'air au peuple qui l'habite,

le souffle à ceux qui la parcourent :

C'est moi Iahvé qui t'ai appelé dans ma justice,

qui t'ai pris par la main ; Je t'ai formé et établi Alliance du peuple,

Lumière des nations ; Pour ouvrir les yeux aux aveugles,

pour tirer de prison les captifs Et du fond du cachot

ceux qui habitent les ténèbre?.

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