‹ Critique et politiqueChapitre 20 sur 48 · PRÉFACE. XXVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXVII

secret de Tensemble » . Tout cela est peut-être encore plus vrai de mon ami que de M. Renan.

Ce n'est pas ici le lieu de parler de son scrupule dans les recherches de son métier, des vastes travaux de construction solide et lente qui formaient le soubassement de ces temples aériens de synthèse et de théorie qu'il aimait tant construire. Lui aussi, comme M. Renan, se sentait surtout attiré par les ensembles ; et ce seront peut-être ses travaux de détail qui garderont le plus fidèlement sa gloire. Son ancien maître, M. Bréal, lui reconnaissait dans ces recherches une sûreté, une élégance, une prestesse incomparables. Dans un admirable éloge du fils de son enseignement il lui a prédit pour ses travaux techniques une renommée d'airain.

S'il admire dans M. Renan le philologue philosophe, il se sent surtout attiré par l'homme préoccupé d'idéal. Il lui sait gré d'avoir terrassé le gavroche stérile du voltairianisme ; car cet esprit inefficace « n'a rien à fonder dans l'ordre moral, rien à enseigner dans l'ordre scientifique ». Morale et science, saisir dans les deux le vrai, le solide, c'était là surtout la belle préoccupation de mon ami.

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