LES MORTS
Us ont ausSr passé sur cette terre, ils Ont descendu <lé fleuve dU Temps; on entendit leurs voix sur ses bords, ét püis l’on n’entendit plus rien. Où Sont-ils? qui nous le dira? Heureux les morts qui meurent dar!s le Seigneur. ' ‘
' Pendant qti’ilS passaient, milleofnbres vaines Së présentèrent à leurs regards ; le monde qUe 1* Christ a maudit lètir montra sés grandeurs.
vd^pt^s; l^YÎrfpf, et^jî»,..
virent p^s que r^eniité, Où jtqqU ils? qui non? le d^ra? Heurfux^ etç.,
^ipblable à un payon d’ep ^qt , upf Çr9>x dans le lointain apparaissqi|,pqqr guklçr Ifqr çoyfse, puais tpua Pe la regarfla>enl pas! pù sopUils? etc., etc.
y en avait qui (liaaiepl ,: Qu’ast-eq qpjm ces flots qui nous enaporterpt? Y a^t^pj qudqup chose après ce voyage rapide? Nqpis pe I9 sS* vons pas, nul ne le sait, et çopntne ils disaient cala, les rives s'évanoipissai^t-Pù sont-ils? qui qpus le dira? ^eurepp.r, e/c,, e/'ç. . , ,
Il y en avait aussi qui semblaiept dans qq recueillement profond éçoipter une parole se- Cfète, et puis, l’opil flxé sipp le couchant, tput àppup ijs chantaient une aurore iptvisible et qn jqpr qui ne huit japiais. Pù soppt-ils? etc*, etc.
Entraînés pêle-mêle, jeqpies, vieux, tous disparaissaient , tels que le vaisseau que chasse la tempête; on compterait plutôt les sables de la mer que le nombre de ceux qui se bâtaient de passer. Où sont-ils? etc., etc.
Ceux qui les virent ont raconté qu’une grande tristesse était dans leur cœur; l’an-
5^4 li’ABBÉ DÉ LA'MENNAIS.'
goisse sotilevait leur poitrine , et comme fatigués do travail de vivre , levant les yeux au ciel, ils pleuraient. Où sont-ils? etc., etc.
Des lieux inconnus , où le fleuve se perd , deux voix s’élèvent incessamment.
L’ime dit : Du fond de F abtme fai crié vers vous. Seigneur; Seigneur y écoutez mes gémissemens y prêtez F oreille à ma, prière. Si vous scrutez nos iniquités, qui soutiendra vos regards ? Mais près de vous est la fniséricorde et une rédemption immense!
£t l’autre : Nous vous louons, 6 Dieu, nous vous bénissons : Saint, saint, saint, le Seigneur Dieu des armées ! La terre et les deux sont remplis de votre gloire !
Et nous aussi, bientôt nous irons là d’où partent ces plaintes ou ces chants de triomphe. Où serons-nous? qui nous le dira? Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur.