Î7» L’AUBÉ UE LA M£>MAIS
tiiiée se lie à la siesRe, et qu’on ne peut s’eta'' pécher de nommer à 6ôté de lui. Tous les deux en effet complètent, couronnent leur illustre maître, et, par une sorte de dédoublement heureux , nous présentent chacun une de ses moitiés agrandie et plus en lumière. L'ahbé Gerbet a la* logique aussi certaine, mais moins armée d’armes étrangères, une lucidité posée et réfléchie , persuasive avec onctioiECt rayonnante d’un doux amour : l’abbé Ijacordaire ex-, prime plutôt le côté oratoire militant avec de la nouveauté et du jeune éclat; il a l’hymne sonore toujours prêt à "s’élancer de sa lèvre, et la parole étincelante comme le glaive du ^lévite.
b^imagination de l’abbé de La Mennais est ^restée ardente jusqu’à quarante ans : il eût aimé s’en laisser conduire dans le^ choix et la forme de ses écrits. Le genre du roman s’est offert à lui maintefois av^c un inconcevable attrait. Son vœu à l’origine, son faible secret ne futautie, assure-t-il, que celui des poètes, une solitude profonde , un loisir semé de fantaisie comme l’ont imaginé Horace et- Montaigne, ou encore le vague des |M|ssions indé6nics,ou
L'ABBÉ m. LA 4fLimAlS. * 5?!
l’entretien mélancolique des souvenirs. U y et^ un temps de sa vie où il chérissait la rêverie et la fuite du monde, au point de sauter pardessus un mur à la campagne pour ne pas ren> contrer un domestique de la maison qui venait par le sentier ordinaire. Alais l’action lui parut un devoir , il se l’imposK , et il attribue à l'effort violent qu’elle e.\ige de lui l’espèce d’Lft'itation, d^mportement involontaire, qu’on a remarqué en plusieun endroits de ses ouvrages , et qu’il est , le premier à reconnaître avec candeur. Pour plus de garantie contre le relâchement et par une sorte de sainte inquiétude, il s’est voué à un exercice infatigable dans’ la rude voie où la grâce l’a glorifié ; c’est un trapiste de l’intelligence; l’application opi-^ uiâtre de la pensée catholique aux diverses portions du domaine scientifique social , tel est le champ qu’il laboure chaque matin dès avant l’aurore. Ainsi les inclinations flatteuses et les langueurs si chères s’en sont allées dans un perpétuel sacrifice. 11 reste pourtant des saisons et des heures où revient mv les cœurs mortels un souffle inexprimable du passé qui lait crier les cicatrices et menace de les rompre.
L‘ABÊÉ àE LA iHErthAts!
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Nulle ''resAOUroë, même iibiir le fort, n'eetâe tMp en de tels mometis ; 'ce qu'il ÿ a de pluA haut, et ce qu’il y a de plus humble; compo* sef- la Théodicée, et lire son bréviaire.— M. dé La MennâiS h’â Heu écrit en fait de pure irnà- ^Uation Ou de poésie qlie de petits fragihebsi dés espèces d’HymneS'du dé Proses, qui sommtiileht dans ses papiers. L’un dé ces moréeAux est, jé crois, sur la Lune, En voici un antre qu’il composé dùraht une insbinniè là veille de la Toussaint: nous he poüvbtis iniéut finir.