Dernières chansons. Préface, p. ix
\\ .1. DE BÉHANLiER. 213
qu'odes crintention, ses Dernières Chansons ne soient qu(5 des chansons et rien de plus. Mais pour laisser de côté une question de forme, ce qui blesse, c'est le lond même dont l'élévation est complètement absente. Déranger, il ne faut jamais l'oublier, avait vingt ans en 1800. Tout jeune encore, à l'âge où râme reçoit des impressions que toute une vie n'effacera pas, il avait été nourri de la philosophie de Voltaire, railleuse, légi're, aride, évo(|uant avec un malin et injuste plaisir les faiblesses de Thommesans tenir compte de ses grandeurs, le considérant au point de vue physique plutôt ([u'au point de vue moral, absolument dépourvu de CCS aspirations vagues, indécises, mais fort réelles (|ui lui font Iranchir l'espace entre la créature et le Créateur, prenant des saicasmes pour des raisons ou échappant à un sillogisme par une boulïonnerie. Il scnii)lc (juc dans un coin de chacune de ces chansons, en entende éclater le jnéchant rire de iMicromégas. En ce sens Béranger a pu être justement appelé le dernier des poètes du |>assé. Non. (pu)i ipTil dise, une chanson de cabaret ne vaudra jamais les eiïorls ardus, fussent-ils sans résultat, de la méta[)hysi(iue •.(Juand celle-ci, installêe dans un (/renier, à jeùn, parvient au sommet des lois éternelles, malheur à quï ose lui reprocher de marcher pieds nus! Elle peut se vanter à juste titre d'avoir des ailes Railler la philosophie assaillie par