CH.-L. LIVET
Ne croirait-on pas, à un pareil titre, — Précieux et Précieuses ['2), — que ce livre est un coup d'audace?... Ou il doit recommencer sérieusement, ce qui ne manquerait pas de hardiesse, la comédie de Molière, cette comédie des Précieuses^ qui n'a point passé comme le temps qu'elle a peint, et dans laquelle tout est resté aussi vrai et aussi réel que cet éternel bonhomme que Molière met partout, ce Gorgibus qui est Chrysale ailleurs, et Orgon, et même Sganarelle ; car Sganarelle, c'est Gorgibus avec quelques années de moins et une... circonstance de plus; ou bien — ce qui serait beaucoup plus crâne encore — il doit être, ce livre, la