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Ecrit à propos delà réouverture du théâtre des Variétés

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lion des types populaires, et Dorvigny, cet infatigable Homère du vaudeville qui créa tout un monde, car l'innombrable légion des Jocrisse et des Cadet Roussel est sortie de son sein. Ces Jocrisse, ces Cadet Roussel, ces Jeannot, ces Jérôme Pointu, représentaient tout un immense côté de l'homme, c'est-à-dire : la bêtise humaine, et il n'a manqué à leur père qu'un peu de poésie pour avoir laissé une œuvre immortelle. Dans toutes les pièces sur Jocrisse, le maître de Jocrisse, M. Duval, était représenté par un acteur nommé Duval, sur lequel Dorvigny avait exactement copié son type comique. Cet heureux comédien Duval n'avait absolument rien à faire sur la terre que de représenter le Duval copié sur lui, Duval, et il y parvenait sans aucune espèce d'effort. \ rtudu même habit avec lequel il devait représenter Duval, personnage comique, et qui était son habit à lui, Duval, bourgeois de Paris, il faisait tranquillement sa partie au café des Variétés, et quelques minutes avant qu'il dût paraître en scène, un garçon de théâtre venait lui dire: « Avons, Monsieur Duval ! » Mors il prenait son chapeau et sa canne, il allait réciter son rôle de Duval, qui n'était que l'image exacte de sa propre vie, et, son rôle achevé, il venait au café reprendre sa partie où il l'avait laissée.

Quant à Jocrisse, c'était Brunet, le grand Brunet, qui était né Jocrisse au moins autant que Duval élail né Duval, et qui, jusque dans un âge de patriarche, ;i\;iil gardé la naïveté et l'ignorance des enfants. Bien des années après cm*i] eut quitté le

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