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et est, par conséquent, extrêmement dangereuse”, Et notez qu'ici le saint auteur ne parle que des danses les plus inoffensives; qu'eût-il donc ajouté s’il eût parlé de celles qui, comme la valse par exemple, exposent si communément aux tentations nées des regards imrars, des contacts imprudents, des paroles libres murmurées à l'oreille ?
Le monde peut sans doute se moquer de cet enseignement et n'y voir qu'exagération et scrupule austère. La jeune fille imprévoyante peut sourire au péril des bals où elle tourbillonne, comme le papillon autour de la flamme où il brûle ses ailes ; il ne lui faut pas attendre longtemps parfois pour y voir périr son innocence, y trouver la ruine de son avenir et le tombeau de son honneur.
Les Pères et les Docteurs de l'Église, avec un accord puissant, condamnent la danse comme ne source d’obscénité, la mort de la pudeur, une école de vice. Saint Jean Chrysostome dit que le démon est toujours là où l’on danse.
Les païens eux-mêmes considéraient comme vicieuse l'habitude de danser. ‘Vous ne prendrez jamais un homme sobre à danser, disait Cicéron, à moins que ce ne soit un insensé.”
Le concile plénier de Baltimore impose aux prêtres, comme un devoir sacré, de s'élever contre les danses immodestes, qui se multiplient chaque jour davantage parmi nous. Il leur demande d'insister auprès des fidèles pour leur faire comprendre qu'en donnant des bals, ou en les encourageant par leur présence, ils pèchent non seulement contre Dieu, mais aussi contre la société, contre leurs familles et contre eux-mêmes. Il veut que les parents se rendent compte de toute la formidable responsabilité dont ils se chargent, en permettant à leurs fils et à leurs filles d’exposer leur inriocence et leur honneur dans ces milieux souillés par le démon.
“Quand on songe, dit encore saint François de Sales, que tant d'âmes brûlent en enfer pour des péchés commis au bal, est-il possible qu’on y puisse trouver du plaisir ? Convient-il à des
catholiques, qui suivent un roi couronné d’épines, de se complaire dans de pareils amusements
frivoles ? Est-ce en jouissant dans le mal qu’on se prépare à jouir éternellement avec le Christ ? ”
Le temps passe, la vie s’en va, la mort approche. En haut les cœurs! Cherchons des joies qui ne passent pas,
Lerrre DE MONSEIGNEUR BRUCHÉSI...................... PRÉFACE