BUT DE LA FONDATION DR LA TRIBU CHRÉTIENNE
L'association agricole k laquelle on a jugé convenable de donner le nom de Tribu chrétienne est destinée à faire découler , de principes déjà tracés , les lois vraies de l'organisation du travail, et à fournir au monde civilisé un premier spécimen de leur application. L'objet essentiel de cette tentative est , en
rendant k rélénueot religieax la placé qui lai est due dans Tordre social , de faire disparaître les causes génératrices de Témeate et du paupérisme , et de garantir aux classes ouvrière et indigente des moyens r^liers de subsistance et de bien-être , sans porter atteinte aux droits de la propriété.
Les vices radicaux dont les procédés de misé en œuvre industrielle sont entachés dans le système en vigueur, ont été démontrés dans la Groisai>e du xix' SIÈCLE. Le même ouvrage indique sommairement la méthode it suivre pour opérer sans secousse la transformation de ces procédés subversifs en d'autres meilleurs et de nature à satisfaire aux trois conditions fondamentales; savoir : emploi économique de la puissance productive , distribution équitable des ri* chesses produites, et garantie sociale de l'existence individuelle. En conséquence, les personnes disposées à prendre part à la fondation de la Tribu ghrè- TiENNE voudront bien , pour plus amples renseigoemens^ recourir au livre sns-désigné.
Outre cet objet d'un grand intérêt social , la Tribu chrétienne en a un autre plus restreint , mais néanmoios digne encore de toute l'attention du penseur politique et des sympathies du chrétien ; elle servira ^ élever dans les principes les plus purs de la piété catholique un certain nombre d*eufans des deux sexes , et k les instruire dans les pratiques de l'économie rurale et domestique et de plusieurs branches ! d'industrie usuelle.
Ainsi, l'institution projetée présente une double fin :
l'mie, immMaie et assurée, est nne oeuvre pieuse^, l'autre , médiate et dont ta certitude pourrait & la rigueur être contestée , est la solution pratique des questions sociales les plus urgentes.
L'éducation r^gieuse ei rinstmetion usuelle et professionnelle ne sont point données aux enfans delà Tfibu en tue de les rendre , lorsqu'ils atteindront l'âge adulte, à. une société livrée actuellement à l'anarchie industrielle , où leur sort cesserait d'être assuré et où leur moralité serait exposée à se perdre ; ils seront élevés pour demeurer associés et constituer la nouvelle forme d'exploitation agricole décrite dans la Croisade du xix** siècle. En un mot, sauf le cas vraisemblable* ment fort rare d'un naturel vicieux et incorrigible , les enfans élevés dans la Tribu chrétienne y trouveront leur établissement.
Les catholiques qui auront pris la peine d'étudier les principes organiques propres k la nouvelle institution , et qui connaîtront les procédés de mise en oeuvre que ses fondateurs doivent employer, seront k même de résoudre dans leur sagesse quel genre d'assistance ils doivent apporter k cette tentative d'harmonisation sociale ; les uns voudront y concourir en personne ; les autres ne pourront le faire que de leurs deniers ; il est des gens pieux placés de manière k pouvoir propager utilement dans le monde Tesprit et le but de la nouvelle institution ; il en est aussi qui ne pourront que prier Dieu de la bénir et de la conduire k bonne et heureuse un. Quel que soit le mode de concours propre k chacun , l'on est invité k le faire
connaitre par lettres affranchies it l'une des personnes désignées k Tarticle XIII.
CLAUSES FONDAMENTALES ns l'association pour la poNnATioif DB LA Tano