‹ Croix et swastika en ChineChapitre 19 sur 136 · I. LE P{J SYMBOMQTTE · texte numérisé non relu

I. LE P{J SYMBOMQTTE

Wells Williams, page lOiO de son Dictionnaire, lui reconnaît aussi un sens décoratif ornemental. Comme m ^ §^ veut dire «l'ornement qui a la forme du caractère rt^» '1 l'appelle Vitruvian scroll^ le méandre gréco-romain. Nous reviendrons dans un paragraphe spécial sur celte fonction particulière. (1).

Dans le 3* vol. des Notes and Queries on China and Japan, (p. 98) le D*" Eitel présente un aperçu des plus intéressants sur ce symbole. Les pays pénétrés par l'influence Indo-bouddhique, tels que les Indes, l'Indo-Chine, le Thibet, la Chine, la Corée et le Japan, le regardent ordinairement «comme la réunion des signes d'heureux présage, possédant les 10.000 vertus, et Tune des 65 figures mystiques que Ton peut reconnaître sur les fameuses empreintes des pieds de Bouddha. Cette interprétation prouve bien, qu*au moins en Chine, le swastiha, est d'importation bouddhique. » (2). Ainsi, il n'y serait guère antérieur à l'ère chrétienne : de futures découvertes pourraient bien infirmer la rigueur de cette double conclusion.

image worabip of this religion. As such it did not attain ai aU to primitive Buddhism. Magical signa with the hands are another feature of northem Buddhism. Primitive Buddhism knew nothing of thèse things. When the early preachers of this religion were in Afghanistan, Persia and adjoining coiintries, they adopted the magie there provailing and found ii useful as a popular weapon to advance their interest with the common people. This is the best account to givè of the adoption by Buddhist of a sun-worsbip symbol.j» The Messenger, March 189.) p. 41.

(1) Les acceptions que fournit le récpnt dictionnaire de Giles présentent cette particularité remarquable, que le caractère FI. ne paraît qu*en composition avec -? tse. Le mot ainsi composé signifie «le caractère wan», ou bien «ayant la forme du caractère wann.

Outre l'exemple ci-dessus emprunté à \V. Williams, nous trouvons ces deux autres : rc ? ipR Ti crBalustrHde dont les pièces décoratives ont la forme du caractère wan» n. ? ^ «Fruit ayant la forme du caractère rffann, = ffovenia duleis.

Enfin on pourrait citer deux autres expressions, dont l'une empruntée au K. ML Itr (Cf. Dict. de K^ang-hi) attribue poétiquement une origine céleste au caractère wan^ et l'autre rappelle sa forme excentrique A^ S} l^>

(2) M. Alabaster, dans son ouvrage sur le bouddhisme siamois : La roue de la toi, porte à 108 le nombre de ces figures. Of, Ddnnys; The f<M-lore of China, p. 49. Nous reproduisons ici cette empreinte des pieds de Bouddha, 'copiée dans le travail de J. Fergusson : Description of the Amravat^topein Guntur. (Joam. of the Rtyal Asiatic Society ; vol. III, P, I. p. 159. — 1867. j et collationnée sur une photographie, malheureusement pAlie, de son bel in-folio : aTree and serpent worship.,» in the first and fourth centuries afier Christ, from the sculptures of the buddhist topes at Sanchi and Amravati, — > London. India-Museum, 1863. — Cette empreinte des pieds de Bouddha s'appelle Sripâda.

CHOIX ET SWASTtEA.

Voici une Empreinte des pieds de Bouddha, avec les emblêmes ordinairea: le te /ta fera, ou «roue de la Ici», le trisui, espèce doméga renversé, le swastiha, ou Ifi; l'original est encndré de lotus, [fig. 7.).

Sur la copie insérée ci-deesus, on reconnaîtra de vraies croix latines, nettement tracées, à câté des autres signes ; ce qui incline à contester l'antiquité reculée de cette curieuse empreinte. Le bouddhisme a tant imité, et même il imite tant, de nos jours et soua nos yeux, des rites et pratiques extérieures du Christianisme! (1).

M. Dennys dans l'ouvrage cité renvoie aune étude sur le travail de M. Waring Ceramie art in remote âges, où l'on disait: «Une

(1) Cf. Huoi Le ChrittUaiànK en Chint, 2* Tol p. 18, — M» LsAuenui; Le BroAmaitiime, pÊaâia. — Il eit avéré que le oaaoïi deB liTrea lacréa du bouddhisoie, bouddhiime du Nord uat&mnient, n'a été complété qu'à la fis da 16* ou au début du IT* BÎède. (1573- 1619.) — Cf. Eitel; Three lectwti on Baddhiiai London, 1873. p. 24. — et Bandbook..., f. 18). Le cïnon du Sud [Nuikin) daterait de 1333-139?, celui du Nord (Pékin), da 1403-1424.

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