I. LB Lfî SYMBOLIQUE
bénédiction. Le caractère si compliqué du centre doit se décomposer en quatre autres caractères:
Jl /ioangf= jaune, doré; ^ kin = For ; ^ wan =10.000, ou le fï ; ^ liang = faéZ, l'étalon (monnaie fictive) qui équivaut au poids d'une once d'argent.
Âussi,àrentour, ressortent d'abord lés deux rlj, — assez clairs désormais pour le lecteur,-^ reliés par quatre sapèques, le tout sur
des yuen-pao, lingots d'or ou d'argent, avec le j^ «^ kié'tse^ qui signifie nœud; ces entrelacs prennent sou- ^i9- 83. Fig, 84. vent les formes ci-
contre (fig.33. et 34).
En haut, l'effluve bouddhique, l'influence céleste de la prospérité. Puis, la corbeille est intitulée: rstu-pao-p'en fk9 St, ce le vase qui renferme tous les trésors. » Le pourtour exhibe la devise alléchante et emphatique: Je tsin teou kin BUI^^** « Il entre chaque jour un boisseau d'or. )> En bas enfin on lit l'enseigne de la boutique de papeterie: KHng long hao tche Jl Ml lAt $1- ^^ ^^ magasin de la grande félicité », situé dans la rue de la Porte du Sud, Nan-men ^ f^, séjour du bonheur dans toute ville chinoise. Notons que cette porte s'appelle ellemême Tsiu-pao men IR ^ P^ « la porte très précieuse, la porte des trésors », auprès de laquelle s'élevait encore, il y a 30 ans, la fameuse Tour de Porcelaine, abattue par les Rebelles.
Le tf^ s'est si bien acclimaté en Chine qu'une maison russe
de Batoum, qui y exporte du pétrole en concurrence avec le pétrole américain, a cru bien faire en adoptant ce signe pour sa marque de commerce, trade mar/i, imprimée sur toutes les caisses. On y remarquera pourtant une légère modification, dont le type, du reste, n'est
Fi^. 35 P^^ introuvable en Chine. (1). Les bras du flf
sont repliés à angle droit une seconde fois,
(fig. 35.) Les numismates recherchent des piastres, dollars, ou carolus, contrefaits sous l'Empereur Tao-koang ^ ^ (1821-1850), pour la paie des soldats. Le fac-similé de ces pièces, présente trois H^. L'un, caractérisé par ces bras deux fois recourbés, termine une inscription, en caractères sigillographiques, qui
(l) Cf. infra pp. 23, 25, 27. A Chang-Juii, la maison Jardine MaUUnn and C imprime sur ses cotonnades nn flacon orné des Pa-koa entourant le pang et le in.
«BteUre le Qénie de (a lùngévtlé [fig. 36.) et indique la Valeur de cette piastre. Les deux autres, au revers, oment une sorte de vase entre des caractères mandchoux, qui nous apprennent que la pièce a été fondue dans l'île de Pormose, T'aiwan, $ ^ (1).
Une sapèque dessinée dans le 2" vol, du Kin-che-so (2) montre encore le ifi {fig. 37.), lequel figure presque toujours dans les combinaisons ornementales qui surchargent les p'iao-tse j^ ^, coupures ou billets de banque, si usités en Chine.
A un autre ouvrage chinois de numismatique, Ta'ien tche sin pien jg( ^ S ^, nous emprunterons les quatre dessins de ces bizarres poinçons, qui ont dû servir, soit k la frappe des monnaies, soit à l'impression de ^''- ^'
billets, coupons, lettres de change, sur
papier, étofTe oU cuir, soit plutdt à l'estampage en creux sur métal du rti ou de quelque autre marque. On pourrait y voir également des sceaux, des timbres et des cachets. A première vue, on accordera difficilement à l'auteur de l'ouvrage, que ce sont adeS monnaies russes ou mahométanes, d'après les dires
(1) a Coim o} t\t Ta-U'iag dyna&y, b; WflU. Joarnal de la Soc. aiUUi^iie dt CAonu-iai. 1868.1859.
(3) Le Kinche-K & ^ ^> recherches lur pleir», eit lin onrnge d'arohteloeie pen imcien.