II. LE rï DÉCORATIF. — COMBINÉ
uniquement des angles droits, (iig.
glea aiguB et obtua (fig. 64).
Le système figuré ci-contre et analysé pios haut s'exécute avec plus de richesse encore, comme le montre un des rares blocs de marbre blanc, qui subsistent, à Nankin, de la décoration primitive du tombeau de Hongou, le fondateur de la dynastie des Ming. Nombre de «chinoiaeriesii exploitent cette combinaison. C'est un motif répété à Toison dans les plaques de céramique grise que les sculpteurs indigènes se plaisent à ciaeler, en relief, en creux, ou à jour; c'est également un des Ihèmea préférés qui ornent les chaussures^ d'étoffe, lea cotonnades imprimées, lea satins, les taréctas et les velours estampés, tissés en noir ou en couleur pour habiller (;j les élégants. II présente une ressource décorative toute indiquée quand il s'agit d'égayer une paroi nue, un ravalement, un champ uni, un fond dépourvu de saillies. (1).
Aussi, M. Audsiey ne craint-il pas de l'appeler aie méandre japonais par excellence». Or, les Japonais le tiennent probablement des Chinois. Car l'auteur exagère, à notre avis, en afiir- f^g g^ mant, dans son Introduction, que les Japonais trouvèrent peu à prendre chez les Chinois.
gj;gj>jj^
mM
^^fe
(Il Je Tni rencontrS loavent, dîna la région de Nnnkin, reesartiiat en ôrgeot sur la plutcfnrme dw louirb itrien et tiir les InrgcB boutana en fer dam^qoiDéa du lisrniicbenwnt daa iudIm, ohETiu et toea.
CROIX BT BWASTIKA.
La
Fig. 65.
I515151SISISIE
Il est plus heureux, croyons-nous, quand il fait observer que le fret (méandre) ou zigza,g, est une des caractéristiques de Tart ornemental à l'origine deiâ peuples. Pourtant, à moins de mettre la Chine hors de cause, nous ne partageons qu'imparfaitement sa manière de voir sur le point suivant : «L'art grec, dit-il, compte plus de variétés de méandres (fret) que Tart japonais; et, à notre
connaissance, on ne trouve jamais dans ce dernier la forme carrée continue, si commune dans le premier. La fig. i de la pi. II, (fig.
65.) prise sur un plat de porcelaine, est celle qui s'en rapproche le
plus. On verra, par com-
^içf' 66. paraison avec la gra-
vure ci-jointe (fig. 66), que l'amour de la variété a engagé l'artiste à se départir de la division carrée, sévère et uniforme, du modèle grec, pour adopter une division de parties longues et hautes alternées. La ligne qui forme le dessin est continue, comme chez les Grecs; ce qui rend l'exemple intéressant, car les gfrecques en lignes ininterrompues sont rares dans l'art japonais. La figure 2, (fig. 67) représente l'une des formes les plus fréquentes. On pourrait l'appeler une grecque oblongue et discontinue^ chaque partie étant parfaitement distincte... La figure 3, (fig. 68) est un autre exemple de méandre interrompu.» (1).
Oes remarques ne sauraient s'appliquer sans réserves à l'art chinois. Dans ce dernier, la répartition régulière de la grecque en carrés parfaits n'est pas rare; de nombreux exemples pourraient être apportés à l'appui de cette assertion, mais on les tirerait principalement d'anciens objets en métal, en céramique et en marbre.
Nous accordons toutefois que le dessinateur chinois de nos jours allonge le plus habituellement en rectangles la partition
Fiy. 67.
PI
la
fnl
Fig. 68.
(1) G. Audsley. Keramic aH ofJapan.^London. 1881. — p. 8.