‹ Croix et swastika en ChineChapitre 37 sur 136 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

LITURGIE ET ASCETES.

Exorcismes — Vases rilncls n la croix — Caractères Cruciformes et antres — La croix dans le système monétaire chinois — Galons avec jy.

Nous avons dit : le f^i contient implicitement, et comme partie principale, un signe géométrique qui est la croix +. A diverses reprises, des auteurs, des voyageurs, des missionnaires, ont donc émis cette opinion que, dans un grand nombre de cas, le PH employé symboliquement, n*est peut-être que le signe dégénéré de la croix; et que par contre, la croix, reconnue sur d'autres monuments relativement modernes, ou signalée sur plusieurs objets d'art ou de culte, peut n'être aussi qu'un f^J mal interprété, incomplet, ou intentionnellement transformé.

Au témoignage du P. de Prémare (1) dans l'ancien livre TcheoU'li JQ |||, il s'agit de chasser le malin esjirit. «Si tu veux, dit le texte, te délivrer de lui, prends deux morceaux de bois, place-les en forme de Croix au moyen de l'ivoire ; puis jette-la dans l'eau, et le malin esprit ne pourra plus te nuire». L'auteur de cette citation fait remarquer que, par ce rite d'incantation ou d'exorcisme, on atteignait, d'après les commentateurs cliinois, les quatre points cardinaux: le Nord et le Sud, par le trait vertical,

(1) Vestiçes des pnncipaux dtgmts chrétiens... (Canton. 1725). Edité pour la première fub yta Bonnetty et Pemy 1878. p. 247. — Nous n'uvons gAnle d^accepter aveaglémeni toutes les conclasion!«, tons les rapprochements, ni même toutes les tiadactions de Térudit aaienr, dont les de»i*ieraia^ «n ces matières, sont bien «mnas.

Une bienveillante collaboration nons vaut la bonne fortune de pouvoir offrir au lecteur (Cf. p. 239), une discussion consciencieuse h-propos d^un prétendu texte nous révélant que Hoanf^i, Tun des plus anciens iierson nages de Thist^re, aurait '*}oint ensemble deux morceaux de bois en forme de croix, afin d^bonorer le Très-baut**. Bien que la réfutation de ce fragment ait déjà occupé la critique, celle-ci reconnaîtra que le R. P. Havret n'a pas pris une peine superflue en nous communiquant le fruit de ses recherches sur ce point.

Le texte allégué, extrait des Annahs de philos, cht't tienne 'XII. p. 458; avait motivé cette réplique de Mi* de Harlex : «Le nom m^me de Boanff^ ou tout autre nom du même souverain est entièrement absent du Shou-tinçy comme du ^i-king, et de tous les anciens livres de la Chine».

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