‹ Croix et swastika en ChineChapitre 69 sur 136 · LA CROIX DU SOMMET · texte numérisé non relu

LA CROIX DU SOMMET

L'Inscription de Si-ngan-fou est précédée de 9 grands caractères chinois, rangés en rectangle (3 ^ 3), surmontés d'une croix parfaitement gravée dans la pierre, sous un ensemble d'ornements, en relief mal déterminés jusqu'ici dans les diverses relations, Nous en dirons un mot plus loin.

C'est sur la forme même de cette croix que j'attire maintenant rattention du lecteur.

Personne n'a jamais élevé le moindre doute sur sa présence, et cette présence est une des particularités qui a dû frapper le plus vivement la curiosité des spectateurs païens, quand la dalle de marbre réapparut au jour en 1625. Par ce seul fait, le monument affirmait sa signification générale, son ancienneté, sa provenance chrétienne, et par conséquent, l'importance hors ligne de la découverte. Aussi voyons-nous les premières relations qui la mentionnent relever ce détail en termes presque identiques.

(1) Au témoignage de Legge, la plus grau de partie du 102« chapitre de la Grande collection d'insaHpliona siir métcd et sur pierre, en 160 chapitres, que Wang-tch'angy âgé de 82 ans, publia en 1850, est occupée par l'Inscription de Si-ngan-fou. Mais cette version est fautive aussi. Cette Collection s'étend «le 2.000 av. J.-C. à l'an 1264 de notre ère.

Pauthier. (VInscription syro- chinoise, p. 21) affirme qu'ailleurs encore «Pédition de Wang-tch'ang porte, au lieu du caractère P Kh'eou, «bouche», le signe Hi quadrila» tère qui représente, dans les textes chinois, les caractères effacés ou inconnus; et nous avions d'abord pensé, dit-il, que ce signe avait été placé dans cette édition, au lieu de celui de la croix ^' Mais le fac-similé de la bibliothèque impériale, que nous avons consulté depuis, porte très lisiblement i?) le caractère Kh'eou, «bouche». Le même auteur (p. XVI), prétend aussi avoir copié sur le frotti calque (ruhhiny) de Paris la grecque qui encadre le fac-similé typographique de son Mémoire.

Page 1