‹ Croix presentee aux membres de la Societe de TemperanceChapitre 1 sur 11 · A MONSIEUR LOUIS GINGRAS · texte numérisé non relu

A MONSIEUR LOUIS GINGRAS

Supérieur du Séminaire de Québec.

Monsieur le Supérieur,

Un petit enfant, né de parents peu fortunés, se trouvait condamné à passer sa vie dans l'ignorance des sciences humaines, et à occuper une des plus humbles positions de la société. Un jour, un prêtre vénérable, digne de vivre éternellement dans la mémoire d'une foule d'hommes éminents dans toutes les professions de la société canadienne, qu'il a instruits avec une capacité et une constance dignes dea plus grands éloges ; un prêtre, que la Providence conserve encore pour la gloire de la maison qu'il a tant honorée par ses travaux, rencontra ce petit enfant, dans une petite île, et lui offrit de le faire instruire gratuitement. Ce

DEDICACE

petit enfant accepta cette offre bienveillante, qui lui donnait l'inappréciable avantage de faire nn cours complet d'études. Ceci se passait dans l'automne de 1814.

Ce prêtre vénérable et bienfaisant c'était Mr. le Grand Vicaire Jérôme Demers. Ce petit enfant, c'était moi, aujourd'hui élevé à la sublime dignité du sacerdoce, par suite de cet acte de bienfaisance, et par l'infinie bonté de Dieu.... Comment payer un tel bienfait ?

Essayerais-je, du moins, Monsieur la Supérieur, d'acquitter publiquement, en votre personne, (avant que la mort ait rendu ma langue muette,) une partie de la reconnaissance que je dois à Mr. le Grand Vicaire Demers, mon bienfaiteur, mon supérieur de collège et mon professeur de philosophie ; à Mr. Ant. Parant, mon directeur, je dirais mieux, mon ange-gardien, pen-

DEDICACE

daiit une très-grande partie de mon heureux temps d'écolier, et aux autres prêtres de votre maison en vous priant, Monsieur le Supérieur, de vouloir bien accepter, dans ce but, la Dédicace de ce petit livre traitant, bien indignement sans doute, des vertus et des influences salutaires de la Croix du Seigneur Jésus, qui a passé sa vie en faisant du bien, comme je pourrais le dire, avec vérité», de vous, Monsieur le Supérieur, et de tous les dignes prêtres qui vous ont placé à leur tête, J'ai le bonheur d'être, avec la plus vive reconnaissance.

Monsieu le Supérieur,

votre très-humble et très-obéissant serviteur,

ALEX. MAILLOUX, Ptre.

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