SCÈNE IIL
LORD ORMOND, LORD ROCHESTER, costume de cavalier très-élégant et chargé de bijoux et de r^j^ans, sous un manteau de puritain de gros drap gris; chapeau de téte-^onde à grande forme. Sa calotte noire cache mal des cheveux blonds dont une boucle sort der-
, rière ses oreilles, suivant la mode des jeunes cavaliers d*alors,
LORD ROCHESTER , avec Une légère salutation.
Pardonnez, mylord comte, J'écrivais ma chanson... — Il faut que je vous conte... // se met à écrire sur son genou.
Dieu garde Votre Grâce !. . . — A peine y voit-on clair. . . Vousattendeznosgens?...— Commenttrouvez-vousrair?
Il chante.
Un soldat an dur visage, Une nuit, arrête un page....
Pour notre instruction Texil a bien son prix ! C/est un vieil air français qu'on m'apprit à Paris.
LORD oRMOND, hochant la tête.
Je crains que le soldat n'arrête le beau page Tout de bon.
70 CROMWtLL.
LORD ROCHESTER, regardant m chanson.
Ah ! le reste est au bas de la page.
Il tend la main à lord Ormond,
— Bien, toujours le premierau poste !. . . Etnosamis?. . . — Auriez-vous mieux aimé, Mylord, que j'eusse mis :
Un soldat au dur visage Arrête sur sop pwiseigf Un page à l'œil de lutin....
Au lieu de :
Un soldat au dur visage, Une nuit, arrête un page , Un page.... et cœteraf
La répétition, un page, a de la grâce?
N'est-ce pas? les Français...
LORD ORMOND
Mylord, faites-moi grâce ; Je n'ai pas l'esprit fait à juger ce talent.