‹ Cromwell: drameChapitre 136 sur 253 · ACTE m , SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE m , SCÈNE XIV

Mais quand la barque enfin se rattache à l'anneau, Qu'il dorme sur un pied ! Stans pede in uno.

L'argument est trop clair pour qu'on le développe. Que Votre Altesse donc, étendant sur l'Europe Le glaive de Judas et la verge d'Aaron, Soit le roi d'Angleterre et le pied du héron ! ^ Nous invoquons des lois au monde entier communes. Dixi quid dicendum, parlant pour les Communes.

L'orateur se tait, s'incline; et Cromwell, absorbé dans ses pwiséês, garde qwlque temps un silence de recueillement; enfin il lève les yeux au ciel, croise les bras sur sa poitrine et soupire profondément,

GROHWELL.

Nous examinerons.

Étonn&ment général.

L*0B4TEIIR DU PÂBLEMEiNT, à part,

Qu'enlends-je !

wiiiTELOCKE, bas à Thurloë.

Que dit-il ?

Il refuse ?

THURLOE.

Il hésite. II craint quelque péril.

CROMWËLL, bas à Thurloë.

Il le faut! —"différons. — Aux cavaliers en butte, Rendons les puritgins neutres dans cette lutte. Et ne nous mettons point, dans ce double embarras, Deux épines au pied, 'deux fardeaux sur les bras. . v Trompons d'abord les rets dont Ormond m'environne. J'aurai toujours le temps de saisir la couronne. Calmons les puritains en fuyant cet honneur.

Haut aux assistants.

Allez en paix. — Cherchons la grâce du Seigneur.

Tous, excepté Thurloë, sortent avec de profondes révérences et des signes d'étonnement.

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