ACTE IV, SCÈNE I
ciiOMWELL, après un moment de silence.
Oui, je veille, — et pour tous!
Cromwell, qu'à cette place un soin prudent transporte, Veut à ses assassins lui-même ouvrir sa porte.
On entend un bruit de pas et de voix dam réloignement.
Déjà?... — Mais non, minuit n'a point encor sonné. C'est un passant.
On dislingue comme un chant inarticulé.
Des chants ! le drôle a mal jeûné !
La voix s'approche , et on V entend ehanter sur un air monotone les paroles suivantes :
Au soleil couchant, Toi qui vas chercliaiit
Fortune, Prends garde de choir ; La terre , le soir ,
Est brune.
L*Océan trompeur Couvre de vapeur
La dune.
Vois i à l'horizon Aucune maison ,
Aucune !
Maint voleur te suit ; La chose est, la nuit,
Commune.
Les dames des bols Nous gardent parfois
Rancune.
Elles vont errer :
Crains d'en rencontrer
Quelqu'une.
Les lutins de l'air Vont danser au cYali*
De lune.
La voix s'approche de plus en plus et sè tait.
Bon , c'est un de mes fous qui chante ; — Elespuni , Je croiSi