‹ Cromwell: drameChapitre 149 sur 253 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

CROMWELL, TRICK, GIRAFF, ELESPURU,

GRAMADOCH.

Les bouffons , conduits par Gramadoch , entrent avec précaution et à tâtons,

ELESPURU fredonnant.

Les lutins de Tair Vont danser au clair De lune.

GIRAFF, bas à Ekspuru.

Elespuru, tais-toi donc. — Es- tu fou?

GRAMADOCH^ aux autres, en leur désignant un banc (le gazon derrière une charmille, Cachon»-nous là tous.

CROMWELL, sans les voir.

Oui, c'est mon bouffon qui rentre.

Les quatre bouffons se blottissent sur le banc de gazon.

GRAMADOCH y bas à ses camarades.

Du drame sur ce point l'action se concentre.

D'ici nous verrons tout.

TRicK, bas.

Il faudrait l'œil d'un clerc.

Voir? — Dans le four du diable il fait vraiment plus clair!

ELESt^URU, bas.

Les acteurs,quels qu'i Is soient,s'ilstrou vaient là nos faces^ Nous foraient un peu cher payer le prix des places.

GRAMADOCH, baS.

Nous ai'riVons à temps. On n*a pas commencéi

GIRAFF, bas.

Or çà, vous tairez-vousl

Tous se taisent et demeurent immobiles.

Le bouffon est passé , Sans savoir que ces lieux , où chantait son délire , Vont voir se décider le destin d'un empire.

Page 1