‹ Cromwell: drameChapitre 160 sur 253 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

SIR WILLIAM MrRRAY.

Fort bien.

Lui présentant la main.

Touche là. — Par le Ciel !

C'est lïn brave !

A propos, quand vous aurez Cromwell, Dis-moi, qu'en ferez-vous?

SIR WILLIAM MURRAT.

Mais d'abord, — je suppose,— Oui, — que nous le tûrons. Voilà tout l

Peu de chose.

SIR WILLIAM MURRAY

Nous nous contenterons d'un prompt et doux trépas. Nul de nous n'est cruel.

CROMWELL , à part.

Je ne le serai pas Plus que vous.

SIR WILLIAM MURRAY

C'est conclu?

Tu le dis. SIR WILLIAM MURRAY, aux cavaliers qui l'attendent dans un coin du théâtre.

Venez vite On entre au sanctuaire en payant le lévite ; J'en étais sûr.

LORD ORMOND, à sir ffilliam Murray, C'est fait?

SIR WILLIAM MURRAY

Oui, LORD ORMOND, aux cuvaliers.

Marchons.

Les cavaliers se placent deux à deux^ et avancent vers Cromwell, qui présente son mousquet,

Qui va là?

LORD ORMOm).

Cologne.

CROMWfiLL.

White-Hall. Passez.

LORD ORMOND, à part.

Bon.

CROMWELL ) regardant les cavaliers qui entrent sous

la poterne.

C'est cela.

LORD ORHOND , bas à sir William Murray, Murray, restez ici pour surveiller cet homme.

A Cromwell.

Frère, où trouver Cromwell?

Dans la salle qu*on nomme Chambre Peinte.

LORD ORMOND , à Cromwell,

Nos pas par la nuit sont voilés ; Mais veillez bien pourtant.

Soyez tranquille)... Allez.

LORD ORMOND, avec joie.

Enfin I... je touche au but, et mes vieilles années D'un triomphe complet sont du moins T^uronnées. Je tiens Cromwell ! je vais le saisir sous le dais. Voici Toccasion qu'au Ciel je demandais.

Cromwell dort dans ma main ! le Ciel me l'abandonne.

CROMWELL, à part et le suivant des yeux.

Ce qu'on demande au Ciel, l'enfer parfois le donne 1

Onnond se précipite sous la poterne où tous les cavaliers sont déjà entrés, excepté sir William Murray,

Page 1