‹ Cromwell: drameChapitre 167 sur 253 · ACTE IV, 9CÉOT V · texte numérisé non relu

ACTE IV, 9CÉOT V

C^esi ce ({ue notis nommons, dans dn latin poli , Paire tm© expérience m animé vUi.

A part.

On peut rire en latin au nez de cet ignare.

Haut, Li^rsaHfRoi voire main. «— Il faut que je vchu narre... Cet infâme Cromwell \ —

Examinant avec sa kmterm la nmn q^e Cromweil

lui frésenie,

Quelle main l — je snïë mort.

H tombe prosterné aux pieds de CromwelL

GHOSWELL, souriant.

Hél Juif, que fais tu donc? Çà, quel diable te mord?

MANAssÉ, frappant la terre de son front.

Je suis mort.

CaOHWELL.

Tu sais donc qui j& ftttis^ Juif immonde?

VANASsé, d*une voix éteinte* Âh I c'est bien cette main, large à porter le monde I Je les reconnais trop^ ces lignes 06 le Ciel N'inscrivit d'autre nom que celui de Cromwell ! Votre astre n'avait point menti.

caOMWELL.

Vieillard, écoute.

Tu n'es qu'un misérable; et je pourrais sans doute A mon tour, essayant sur toi ce fer poli,

Il lui présente son poignard.

Faire une expérience in anima vili. —

Mais je n'écrase pas moi-même un ver de terre;

Lève-toi !

Manassé se lève. Cromwell lui montre un banc de pierre

près de la porte. .

Sieds-toi ta.

Le Juif s' assied comme atterré dam le coin obscur du bane.

Surtout songe à te taire.

Un seul root, et ton âme ira loin de ton corps Compléter à loisir ton alphabet des morts 1

Le Juif laisse tomber sa tête sur sa poitrine. Cromwell revient sur le devant du théâtre, et continue en le regardant de travers.

Ce Juif, servir Ormond ! le sort qui me Tenvoie Mêle un oiseau de nuit à ces oiseaux de proie 1

Il se promène, laissant échapper de temps en temps

quelques paroles.

Mes seuls crimes sont donc, à les en écouter, De saluer trop mal et de trop bien compter.

Mais de Gharle-Premier ou de la Charte anglaise , Pas un mot! —

Mettant la main sur la poche de son justaucorps.

Qu'ai-je là qui me gêne et me pèse?

Il tire de sa poche la bourse que lui a remise Murray.

Ah! c'est le prix du sang!... Oui. J'avais oublié Que pour m'assassincr ces messieurs m'ont payé. Voyons s'ils ont des droits à ma reconnaissance ; Comptons : jugeons un peu de leur munificence. La tête de Cromwell, combien cela vaut-il?

S'ils m'avaient mal payé, ce serait incivil.

Il prend la lanterne des mains de Manassé et en dirige la lumière sur la bourse. — // recule avec horreur, après y avoir jeté un regard.

Dieu ! le nom de mon 61$ brodé sur cette bourse 1 De cet or parricide il était donc la source !

U examinant de nouveau avec attention.

Je ne me trompe pas, voilà son écusson !

Quelle preuve à présent manque à sa trahison ? Ah I misérable enfant ! ah 1 misérable père 1 Quoi! non content d'avoir, en leur impur repaire. Sa part dans leurs complots, sa part dans leurs repas, D'encourager leurs coups, de boire à mon trépas, Mon fils faisait les frais de la funèbre fête ! Il leur donnait son or pour acheter ma tète ! Et, de tous leurs plaisirs complice sans remord , Enfin, comme un banquet, il leur payait ma mort.

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