‹ Cromwell: drameChapitre 175 sur 253 · ACTE IV, SCWè VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCWè VII

1I1GAAB0 CAôaiWELt.

Vous laisser faire , ô Ciel ! Je ne veux point de grâce. Avec loi tuez-moi sur son corps qne j'embrasôe !

Ij^^e précipité sur lord Rochester endormi, et le serre étroitement dans ses bras,

Mon fils ! il va trop loin ; il serait trop eruel Qu'il se fît poignarder avec un faux Cromwell.

LORD ROSEBERRY, essayant de calnier Richard.

Richard!...

RICHARD CROMWELL , toujours attaché à Rochester, Non, frappez-moi d'un fer impitoyable, Ou je veux le sauver I

Les cavaliers cherchent à arracher Richard du corps de Rochester; il lutte avec eux et s'y cramponne avec plus de violence. — Pendant ce débat , Cromwell semble épier tous les mouvements des cavaliers et se tenir prêt à porter secours à son fils. Manassé relève la tête, et observe attentivement sans proférer une parole.

LORD ROCHESTER, so réveillant en sursaut et se débattant à son tour.

Vous m'étranglez, au diable!

Tous s'arrêtent comme pétrifiés,

LORD ORMOND

Dieu! quelle est cette voix?

Lord Rochester arrache te mouchoir qui lui couvre le visage , et Cromwell dirige en }rnëme temps sur sa figure la clarté de la lanterne sourde.

RICHARD CROMWELL, reculani.

L'espion î

TOUS LES CAVALIERS

Rochester !

LORD ROCHESTER, à Richard Cromwell, Vous êtes le bourreau? — Vous m'étranglez, mon cher. Oui, comme si j'avais eu deux âmes â rendre!

Ne peut-on donc, Tami, plus doucement s'y prendre, Avec le patient agir de bon accord , Et pendre gn homme enfin, sans le serrer si fort?

LORD ORMOND, constemé.

Rocbester !

LORD ROGHESTER, à demi éveillé et touchant le mou^ choir qui entoure son œu, À moD cou la corde est bien passée ; Mais quoi ! je ne vois point de potence dressée. A quelque clou rouillé me pendaient-ils ici , Comme un chal-huant?

LORD ORHOND.

Où donc est Cromwell?

CROMWELL, se redressant et d'une voix de tonnerre.

Le voici ! — Hors des tentes, Jacob I Israël, hors des tentes I

A ce mot de Cromwell, les cavaliers étonnés se retournent et voient le fond du théâtre occupé par une multitude de soldats portant des torches , sortis de tous les points du jardin et de toutes les portes du palais. On distingue au milieu d'eux Thurloë et lord Carliste, Toutes les fenêtres de White-Hall s'illuminent subitement , et montrent partout des soldats armés de toutes pièces. Cromwell, Vépée à la main, se dessine sur ce fond étincelant.

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