SCÈNE IIL
BAREBONE, seul.
Il se place comme en contemplation devant le trôrte.
Le voilà donc ce trône, — exécrable édifice.
Où Cromwell à Nesroch nous offre en sacrifice,
Où se transforme en roi ce chef long-temps béni,
Où va changer de peau le serpent rajeuni !
C'est là qu'il compte enfin appuyer son empire,
Ce faux Zorobabel en qui Nemrod respire ;
Ce prêtre de Tenfer ; ce vil empoisonneur,
Qui, se prostituant Téglise du Seigneur,
Veut, dans les noirs projets que son orgueil combine,
De l'épouse des saints faire sa concubine.
Cet oppresseur de Dieu que son âme a trahi ;
Cet homme, pire enfin que Stharnabuzaï!
Voilà son trône impur que l'anathème charge!
C'est bien cela : — dix pieds de haut sur neuf de large.
Et le tout recouvert de velours cramoisi. —
II en faut six ballots pour le draper ainsi, -^