WILDMAN
Frère, est-ce que tu recules? LUDLOW, hochant la tête* Il est des trahisons qu'on habille en scrupules î
BAREBONE, effrayé.
Vous penseriez?...
SYNDERCOMB, furieux, à Barebone,
Sileuce!
GARLAND, à Barebom.
Âs-tu bu par hasard De l'eau de la mer Morte?
IUARI80N.
Il soulientBalthazar?
OVBBTON.
Soriez-vous un Âchan venu dans nos vallées Pour troubler le repos des tribus désolées?
PRIDE
Je ne reconnais pas Barebone 1 — Un démon Âurait-il pris ses traits pour secourir Âmmon?
GARLAND
C'est cela ! — Cette nuit j'ai fait un mauvais rêve.
SYNDERCOMB, tirant sa dague.
Soumettons sa magie à l'épreuve du glaive.
En voyant briller le fer, Barebone, qui n*a pu jusque-là se faire entendre^ crie avec un nouvel effort,
BAREBONE.
Mais écoutez-moi !
Parle.
BAREBONE, effrayé.
Amis, je ne veux pas Sauver l'Âod anglais d'un trop juste trépas ; Mais on peut le tuer sans faire un sacrilège, L'assommer, l'étrangler, l'empoisonner,... que sais-je? SYNDERCOMB , remettant son poignard dans le fourreau. A la bonne heure !
GARLAND, Serrant la main de Barebone.
Allons, j'avais mal entendu.
wiLDMAN, à Barebone.
A de bons sentiments j'aime à te voir rendu !
ovERTON, à Barebone.
Quoique le sang versé soit une faute énorme, Nous n'avons pas le temps de le tuer en forme. BAREBONE , cédant de mauvaise grâce.
Soit!... comme il vous plaira, poignardez le maudit.
A part.
C'est terrible pourtant!
GARLAND
Le sabre de Judith Est frère des couteaux qui vont frapper sa tête. Dans l'arsenal du ciel leur place est déjà prête.
HABRISON.
Mes frères, rendons grâce au Seigneur Dieu !— c'est lui.