‹ Cromwell: drameChapitre 199 sur 253 · ACTE V, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV

Qui des vils cavaliers nous épargne l'appui.

Leur aide eût souillé Tœuvre et flétri notre gloire. Mais Dieu, qui pour nous seuls réserve la victoire, D'Ormond et d'Olivier confondant les desseins, Jette Ormond à Gromwell, donne Gromwell aux saints !

TOUS , agitant leurs poignards.

Le Seigneur soit béni !

LAMBEBT.

Messieurs, Theure s'écoule.

Le peuple de Westminster va se porter en foule : — Si l'on nous surprenait?

ovEBTON, bas à Joyce.

Lambert a toujours peur!

LAMBEBT.

Ne nous endormons pas dans un espoir trompeur. Qu'arrétons-nous, Messieurs? Hàton&-nous de conclure.

SYNDEBCOMB.

Il faut frapper Gromwell au défaut de l'armure, Voilà tout.

LAMBEBT.

Mais où? — quand? — et comment?

OVEBTON.

Écoutez. — Au rang des spectateurs ou des acteurs postés, Soyons tous attentifs à la cérémonie, Et sans cesse à nos mains tenons la dague unie. D'abord nous entendrons parler force rhéteurs; Harangues d'aldermen et de prédicateurs ; Puis Gromwell recevra sur son trône éphémère La pourpre de Warwick, le glaive du lord-maire, Los sceaux de Whitelocke, et, pour l'enfreindre encor. De Thomas Widdrington la Bible aux fermoirs d'or; Knfm, c'est de Lambert qu'il prendra la couronne : G'est l'instant décisif. Qu'alors on l'environne, Et dès que sur son front luira l'impur cimier. Frappons !

TOUS

Amen!

LAMBEBT.

Mais qui frappera le premier?

SYNDERCOHB.

Moi!

Moi!

Moi!

PRIDE

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