ACTE V, SCÈNE IV
Nouvelle eooplosion d'indignation parmi les conjurés.
SYNDERCOMB, regardant Barebone de travers.
Quel est ce publicain?
PRIDE
Quoi ! Barebone encor I
GARLAND
Je crois ouïr parler Nabuchodonosor î
wiLDMAN, à Barebone, As-tu du mauvais riche appris la parabole?
LUDLOW
Quand nousdonnonsnos jours , vouscomptez votre obole !
ovERTON, riant.
C'est bien cela. — Monsieur, tapissier de Cromweli, Pour sauver son velours faisant parler le Ciel , Sous la garde de Dieu mettait sa marchandise I
GARLAND
Mêler de tels objets, s'il faut que je le dise , C'est de la foudre oisive appeler les éclats !
WILDHAN.
C'est un abominable érastianisme !
BAREBONE, à part.
Hélas!
Au fond, c'est bien le mot ! —
Haut.
Souffrez que je m'explique.
Est-on rebelle à Dieu, traître à la république, Pour ne pas dédaigner les biens qu'en sa bonté Dieu donne à l'homme, un'jour sur la terre jeté, Les consolations à la chair accordées?
Montrant le trône.
De sa base à son dais ce trône a dix coudées. Ne puis-je regretter ce riche ameublement?
Tout ce que je possède est ici.
HARRisoN, jetant des yeux avides sur les splendides décO" rations que désigne Barebone.
Mais, vraiment, C'est fort beau! — Commentdonc! Je n'y prenais pas garde! Ces glands sont d'or, — d'or pur! Tiens, Syndercomb, regarde : A lui seul, ce fauteuil, de brocart revêtu, Vaut mille jacobus.
BAREBONE.
Pour le moins!
iiARRisoN, à Syndercomb.
Qu'en dis-tu ?
SYNDERCOMB, dévorant le fauteuil du regard.
Quel butin !
BAREBONE, tressaillant.
Qu'a-t-iUit?
SYNDERCOMB, aux autres conjurés.
Le Dieu qui nous seconde, Frères! donne à ses saints tous les biens de ce monde. Ceci nous appartient. Cromwell mort sous nos coups, Nous pourrons partager sa dépouille entre nous.
BAREBONE.
Non pas ! — Ciel ! mon drap d'or, mes courtines, ma soie I