‹ Cromwell: drameChapitre 248 sur 253 · HOTES · texte numérisé non relu

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cexmr on êréntmmi , ai terrible et ri borné qtt*il aoît , oA non seulement 1rs prineipaox acienn n'aient jamais un smirire Mtr les lèvres , fâi-ce de sarrasme et d^ronie, mais eneore oA il n*y aura, de|>uis le prùtce jusqu'au confidetU, aucun être humain qui ail un accès de rire et de nature humaine ? Blolière enfin est plus vrai que nos tragiques, parce qui' exploite 'e principe neuf, le principe moderne , le principe dramatique : le grotesque , la comédie ; tandis qulls épuisent, eux, leur farce et leur génie à rentrer dans cet ancien cercle épique qui est fermé; moule vieux et usé, dont la vérité propre à nus tenps ne saurait d'ailleurs sortir, parce qu*il n'a {»as la forme de la société moderne.

Ptoge34.

Qae le poite se garda surtout de copier qai que ce soit , pas plus Shakspeare que Molière , pas plus Schiller que Corneille.

Ce n'est pas non plus en accommodant des romans , funentils de Walter Scott, pour ta scène, qu'on fera faire à Part de grands progrès. Ce lu est bon Ift première ou la seconde fois, surtout quand les trandateurs ont d*antres titres plos solides , mais cela au ^nd ne mène à rien qu'à substituer une imitalion à une autre.

Du reste , en disant qu'on ne doit copier ni Shakspeare ni Schiller, nous entendons parler de ces imitateurs maladroits qui, cherchant des règles où ces poètes n'ont mis que du génie , reproduisent leur forme sans leur esprit , leur écorce sans leur sève; et non des traductions habilement faites que d'autres vrais poètes en pourraient donner. Madame Tastu a excellemment traduit plusieurs «cènes de Hbak^are, M. >Émile Deschamps reproduit en ee mmneat pour Botrs théâtre Roméo et JulitUe; et telle est la souplesse puissante de son talent » qu'il fait passer tout Shakspeare dans ses vers comme il y a déjà fait passer tout Horace. Certes, ceci est aussi nn tiltvail d'artiste et de poète, un labeur cpii n'exclut iii l'originalité, ni la vie, ni la création.

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L'art... s'étudie à reproduire la réalité des faits, surtout celle des m<;pur8 et des caractères , bien moins léguée au doute et i U eontradiction que tes ttâU,

On est étonne de tîre dahs M. Goëihc les lignes snlvaiitos : « II n*y a )>oiiit, h proprement parler, de personnages liinlo- » riqucs en jjoésie; seitlcmciit , quanit le poète veut repr<^sLMiter » le momie quMl a conçu, il Fait à certains individus qu*i| ren> • contre dans l*his(oire l'honneur de leur emprunter leurs noms » pour tes appliquer aux êtres de sa création. ^~ Uvber kirnst s undAlteithum (sur l'Art et TÀutiquité). » On seiU où mènerait cette doctrine , prise au sérieux : droit au faux et au fantastique. Par bonheur l'illusiFe poète, à qw é\[e a saon daut« un jour «enabU vraie par un côté, puisqu'elle lai e»t écfaa])p<fey ne la pratiquerait certaiuemeni pas, 11 ne compoierait pa« à coup sûr un Mahomet comme un Wertheri un Iiîapuléon oomnic im Faust.

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Et lorsqu'il lui adviendrait d'être beau, n'étant beau en quelque sorte que par hasard , malgré lui et sans le savoir.

L'auteur de ce drame en causait un jour avec Talma, et, dans une conversation qu'il écrira plus tard , lorsqu'on ne pourra plus lui supposer l'intention d'appuyer son œuvre ou son dire sur des autorités , exposait au (;rand comédien quehpies-unes de ses idées sur le style dnunathpie. -^ Ah oui ! s'écria Talma l'interrompant vivement ; c'est ce que je m'épuise à leur dire. Pas de beaux vers ! — Pas de beaux vers! c'est l'instnict du génie qui trouvait ce précepte profond. Ce sont en effet les beauxvers qui tuent les belles pièces.

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Il ignore cet art de souder une beauté i la place d*nne tache, et il n'a jamais pu rappeler l'inspiration sur une (suvre refToiéic.

Voici encore une contravention de l'auteur aux lois de Despréaux. Ce n'est |>oi)it sa faute s'il ne se soumet point aux articles : Fingtjbis sur te métier, etc., Polissez- fe sans cesse, etc. Nul n*esl responsable de ses inhrniilés ou de ses impuissances. Du reste , nous serons toujours les premiers ù rendre hommage à ce Nicolas Boilean, à ce rare et excellent esprit, ù ce jansé-

niste de noire poétie. Ce n'est pas sa faute , à lui non plus , si les professeurs de rhétorique l'ont affable du sobriquet ridicule de Légisiateurdu Parnasse, 11 n*en peut mais.

Certes , si Ton examinait comme code le remarquable poème de Boileau , on y trouverait d'étranges choses. Que dire , par exemple , du reproche qu*il adresse à un poète de ce qu*il

Fait parler ses bergen comme o» parle au trUloffe,

Faut-il donc les ftiire parler comme on parle à la cour? Voilà les bergers d'opéra devenus types. Disons encore que Boileau n*a pas compris les deux seuls poètes originaux de son temps : Molière et La Fontaine. Il dit de Tun :

C'est par là que Molière , illustrant ses écrits , Peut'Are de son art eût remporté le prix.

Il ne daigne pas mentionner l'autre. 11 est vrai que Molière et La Fontaine ne savaient ni corriger ni polir.

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