‹ Cromwell: drameChapitre 253 sur 253 · LES OUVRIERS · texte numérisé non relu

LES OUVRIERS

Page 346.

Et lève par nos mains, contre OliTier-Premier, L'étendard où revit la Harpe et le Palmier.'

Les monnaies et les bannières de la ri'publique anglaise portaient d'un côté une harpe et un palmier, de Tautre une croix et nn laurier.

Page 358.

Ooi , dans le Croupion il faisait Maigre-Échine.

Cette gaieté de mauvais goût donne la date de Tépoque et ta couleur du pays. On ap|)elait le Parlement le Croupion (l/i<* Jtump). Un Barcbone en avait été orateur, et Barebone signifie maigre-échine.

L'auteur n'a pas cru devoir refuser à la fidëlité historique et locale de sou drame la reproduction franche ou, si l'on veut , hnitale , de ce genre de laziis anglais , qui ont souvent besoin d'une explication pour être inrelligibles.

Page 359.

Et CCS Egyptiens , qui s'en venaient par bandes Au jardin du Mûrier danser des sarabandes.

I.ieu public hanté, sous les règnes pr^c&lents, par les bateliers et les prostituées.

Page 363.

Place aux Côtes-de-Fer du lion d* Angleterre 1 On donnait ce nom au régiment de Cromweîl.

Page 367.

Voyons si nous ferons nn pendant à Dunbar, Et si ta Duraudal vaut mon Escnlibar.

Deux noms d'épces fameuses dans les temps héroïques de la chevalerie. Durandal était l'épée de Roland, Escalibar l'épie d'Ësplandian , si nous avons bonne mémoire.

Page 870.

— Hiizza , grand-juge Haie 1

Mothews Haie était très-populaire y quoique dévoué de c«jettr

aux Stuarts.

Page 376.

Mylord 1 — quand Samuel oflfrait des sacrifices , I) gardait à Saûl Tépaule des génisses.

Voyez ce discours conserva dans les procès-verbaux du temps : « Mylord, on a souvent observé que lorsque Samuel ofFrail un » sacrifice , il resservait à Saiil les épaules des victimes , afin de » lui montrer quel était le poids du gouvernement. La consi- 9 dération de cette vérité a fait dire à MaKimilien qu'aucun dr • ceux, etc.) etc.

Page 377.

Par le feu , par le fer, Harry, mon lieutenant , Extirpe d'une main, cautérise de l'autre.

Le colonel Harry, second fils de Cromwell , lord-lieutcuant d'Irlande Aussi ferme et aussi décidé que Uichard était mou et insouciant, Harry Cromwell était de ces hommes qui, comme Napoléon, sont toujours, quel que soit leur ordre de naissance, les aines de leur famille.

Page 381.

Arrêtez !

Que veut dire ceci! pourquoi cette couronne! etc.

Tout ce discours est en germe, et souvent en propres tcrilics dans la harangue diffuse , emphatique , obscure , interminable , que Cromwell adressa au peuple à ce moment critique de sa vie. On en a scrupuleusement conservé les mots caractéristiques

Page 383.

Et les yeux du ^Ignenr vont courant çà et là.

11 y a dans ce vers une irrégularité que le « je suais sahg ci

rate " de Racine autoriserait au besoin, mais qui est plus que justifiée par la uëcessité de conserver ici à Cromwell sa textuelle et pittoresque expression. C*est le cas de laisser crier Riclielet.

Pa(j[e 387.

Hewlet a drené dès Taurore

Leur gibet à Tybttra.

Le lecteur devine que ce Hewlet, c'était le bourreau. C'est lui qui joua plus tard un i6le si dramatique dans les procès des ré* gicides.

Page 1