ACTE II, SCfeNfe II
» comme son ambassadeur é:!ttràoi*dîriairé près voire » cour M. te dtic de Créqiiî, chargé tiarSâ Majesté de » faire saVblr â Vôtre Altesse (Jiie la vilïé forte de Màr- » dyke, récemment prise par nos gens, 'à été remise à fe » disposition des généraux de la république d'Angle- » terre, en attendant que Dunkerque, qiii tient encore, » puisse leur être livrée conforniément aux traités. M, le » duc in Cr^ui a en outre la commission de faire agréer » à Votre Altesse une épée d'or, que le roi de France » vous envoie en témoignage de son estime et de son » amitié. Hi. de Màn'cini, mon héveii, vous fera part du » contenu decette letlt-e, et déposera aux piedsde Votre » Àlfessetih petit présent que j'ose joindre en mon nom » à cd'di d\l Ai ; 'c''eàt Une lat)îs^Hede Va hoiivellë xM'Ad- » facture royale dite des Gobelins. Je désire que cette » marque de mon dévouement sbit âgréiablie à Votre D Altesse. Si je n'étais lilalàde à Calais, je serais passé » moi-même en Attgleterre, afin de rendre mes respects » à l'un des plus grands hommes qui àVeht jémats existé, » à celui (Jufe j'eusse le ^)liis ambitionné 'db sei-vir après » mon roi. Privé de cet honneur, j'envoie la personne » qui me touche de plue pl^ |)ér les liens du sang pour » exprimera Vôtre Altesèe toute la vénération que j'ai » pour sia pérsônh'e, et combien je siiîs Résolu d'entre- » tenir, entré eU'é é\ lé roi ttion ihàîtré, ûiië éternelle » amitié.
» J'ai là témérité de ihe dire avec passion ,
» De Votre Altesse,
» le très-obéissant et très-respectueux servitëdr,
» GlULIO Mazarini,
» Cardinal de la SaÎDte-Église romaine. »
Mancini, ap'rés 'une profonde révérence, rérnét la lettre à Cromtveli qui la passe à Stoupe. — Sur un signe au duc de Créqui, tes patjes en livrée royale déposent sur la table de Cromivell le coussin qui porte Vépée à' or ; et sur Vorâre de Mancini, les pages â livrée de Mazarin déroulent sous les pieds dif Protecteur u'h friche tapis des Gobelim*.
ne CROMWELL.
CROMWELL, au dtic et à Mancini, De ces riches présents, qui nous sont adressés, Veuillez remercier, Messieurs, Son Éminence. L'Angleterre toujours sera sœur de la France.
Bas à fVhitelookè, Ce prêtre, qui me flatte en pliant le genou , Medittouthaut : Grandhomme, ettoutbas: Heureux fou !
Il se tourne brusquement vers les envoyés vaudois.
Et vous, que voulez- vous?
Les Vaudois s'avancent avec respect,
l'un des envoyés.
Le cœur plein de tristesse.
Nous venons demander secours à Votre Altesse.
Et qui donc êtes-vous?
l'envoyé.
Nous sommes des Vaudois Députés vers vous.
CROMWELL^ d'un ton de bienveillance, Ahl
l'envoyé.
De tyranniques lois Font peser sur nos jours des entraves bien tristes. Notre prince est romain, nous sommes calvinistes; Et la flamme et le fer dans nos villes ont lui Afin de nous contraindre à prier comme lui.
Notre pays en deuil à vos pieds nous envoie.
CROMWELL, avec indignation.
Qui vous ose opprimer? qui?
l'envoyé.
Le duc de Savoie.
CROMWELL , au duc de Créqui. Monsieur l'ambassadeur de France! entendez-vous? Dites au cardinal que, pour l'amour de nous, Il intervienne aux maux dont ce peuple est victime. La France a sous la main ce duc sérénissime ; Qu*il cède ! —Il est contraire au précepte divin D'opprimer pour la foi; — d'ailleurs, j'aime Calvin.
Le duc s'incline.