ACTE II, SCÈNE II
MANCiNi, bas au duc.
Pour mieux tracer ces mots : Tolérance publique, II a trempé ses mains dans le sang catholique.
CROMWËLL^ à renvoyé suédois.
Votre nom ? —
Se tournant vers les Vaudois qui se retirent au fond
de la salle.
En tout temps comptez sur nous, Vaudois!
l'envoyé de suède^ sHnclinant.
Philippi. Mon pays, Terracine; et je dois Mettre aux pieds d'un héros ce don que lui destine L'auguste Majesté de ma reine Christine.
Il dépose devant Crormvell un petit coffret à cercles d'acier poli, et lui remet une lettre que le Protecteur passe à Stoupe,
Bas à Cromwell.
Sa lettre vous dira par quel ordre et pour qui Fut dans Fontainebleau tué Monaldeschi.
De cet ancien amant elle s'est donc vengée?
l'envoyé^ toujours à voix basse, Mazarin a permis que ma Reine outragée Jusqu'au sein de la France enûn l'exterminât.
cromwell, bas à Whitelocke.
De l'hospitalité pour un assassinat !
l'envoyé, poursuivant.
Ma Reine, qui du trône elle-même s'exile, Près du grand Protecteur sollicite un asile.
CROMWELL, surpris et mécontent.
Près de moi?... — Je ne puis répondre sans délais.... Pour une Reine ici l'on n'a point de palais.
DON LUIS DE CARDENAS , à part.
On en aura bientôt pour un Roi.
CROMWELL, après un moment de silence , à Philippi.
Qu'elle reste En France. . .-Aux Roisdéchusl'air de Londre est funeste .
Bas à Whitelocke.
Sa Reine courtisane! une femme sans mœurs!
Qui s'exposerait nue aux publiques rumeurs!
En se retournant, il voit Venvoyé toujours près de lui dam r attitude d'un homme qui attend. ïl l'apostrophe avec surprise.
Hé bien!
puiLiPPi, S* inclinant et lui montrant le coffret. Ma mission est encore incomplète.
Plaît-il à Votre Altesse ouvrir cette cassette?
Qu'enferme-trelle?
ptiitiPPi , tciujùurs incliné.
Ouvrez, seigneur i *
CKOMWiSLL.
Vous m'étonnez.
Quel mystère^
PHiLiPPi, lui présentant une clef d'or.
Seigneur, voici la clef.
Donnez.
Il prend la clef; Philippi pose la cassette sur la table, et Cromwell se prépare à V ouvrir. Whitelocke r arrête. WHITELOCKE, has à Cromwell.
Prenez garde, Mylordi on a vu plus d'un traître, |
Pour abattre un grand homrtic envoyé par son maître, Lui porter, comme à vous, dans un coflFre die fer. Des poisons d'aichimie ou des foudres d'enfer. Le piège en éclatant dévorait sa victime. — Ou vous en veut. — Cet homme a le regard du crime ; Craignez-le. Ce coffiret, que vous alliez ouvrir, Contient peut-être un piège à vous faire mourir.
CROMWELL, bas à Whitelocke.
Vous croyez?— Il se peut. Eh bien! — Ou vrez vous-même, Whitelocke.
WHITELOCKE, effrayé et balbutiant.
Pour vous mon dévoûment extrême...
A pari.
Ah Dieu!
CROMWELL, avec on Sôurtre. |
Je le connais, et m'en sers.
A part.
Jugeons-en.
Il lui remet la clef.