ACTE II, SCÈNE XV
LORD ROCRESTER.
Tous les hérons; L'autruche, le larus, Fibis exclu de Tarche , Le butor,
A part.
LeCromwell... —
Haut.
Tout ce qui vole et marche.
GROMWELL.
Quels sont ceux dont on peut manger?
LORD ROCHESTER
C'est Tattacus, Mylord, et le bnichus, et Tophiomachusl
Vous oubliez, ami , la sauterelle.
LORD ROCHESTER, à part.
Ah ! diantre 1 Mais qui s*irait loger ces bêtes dans le ventre?
Et vous ne dites pas ce qu'il sied de savoir :
«Qui touche à des corps morts reste impur jusqu'au soir! »
A part.
N'importe 1 il est très-docte 1 on peut sur ces matières N'avoir point comme moi des notions entières
ffaut.
Un dernier mot. — Est-il conforme aux saints discours De porter les cheveux courts ou longs?
LORD ROCHESTER, avec assurance.
Courts, très-courts!
A part.
Tête-ronde , jouis !
Qui vous porte à conclure?.,.
LORD ROCHESTER, vivemeut.
C'est une vanité que notre chevelure I Par ses beaux cheveux longs Absalon fut pendu I
Oui, mais Samson fut mort quand Samson fut tondu.
tM CSIOMWptL.
LORD ROGHESTEQ, 4 ptÊft et 86 mordant les lèvres. Diable !
Pour éciaircir autant qu'il est possible Un si grave sujet, je vais chercher ma Biblç,
// sortt
LORD ROCHESTER , seul.
Allons ! je n^ai point mal soutenu cet assaut. Tout puritain qu'il eàt, le drôle n'est pas soi 1 Je crains môme. . . — Saint Paull quel est donc ce perfide, Confident de Cromwell et du chancelier Hy4p? n-r Traître ! — Mais j'ai pourtant dupé le yjeux démon. Comme il vpus interroge en phrases de sermon 1 Avec son œ|i cafard comme 4I VQus ez9q)ifv^ I Se regardant de Iq té^ a\ioD pieds.
Heureusement pour moi , j'ai bien meuvAise minel J^ai l'air d'un franc coquin, d'un vr^i lueur de noisl Il m'avait pris d*abord pour un larron , je ccpî^?
fl rit.
— Ce prédicant soldat , ce |)rigand patriarcale , Pour n'être jamais pris en défaut, toujours m^fphe Armé jusques aux dents, en son propre Pfil§ii3« De dilemmes pjeux et de bons pistolets, Toujours de deux façons il peut vous faire face .
Er^tre Richard Cromwell,