ACTE IV. SCÈftS nr
On devrait cependant s'entendre.
SIR WILLIAM MURRAY, à part.
Il faut conduire La chose adroitement.
cromwell, à sir William Murray qui s'approche
de lui.
Oui va là ?
SIR WILLIAM MURRAY
Frère, un saint.
crohwell, à part. L'hypocrite !
SIR WILLIAM MURRAY
Béni soit le fer qui vous ceint !
oromwell, à part.
C'est plaisir d'être ainsi béni des royalistes î
SIR WILLIAM MURRAY, à part.
Il faut parler leur langue à ces évangélistes.
Haut , à Crormvell.
Frère ! Sion avait des archers sur sa tour Qui veillaient, s'appelant et la nuit et le jour, Vous leur êtes pareil.
Merci.
SIR WILLIAM MURRAY
La nuit est fraîche.
Oui.
SIR WILLIAM MURRAY
L'oiseau dort au nid et le bœuf dans la crèche. Tout -dort : seul vous veillez.
Mon destin s'accomplit.
SIR WILLIAM MURRAY
îl vaudrait mieux pour vous dormir dans un bon lit.
Pour toi, plutôt.
SIR WILLIAM MURRAY
Debout sur la dalle glacée, Seul, et Tépaule encor d'un lourd mousquet froissée. Vous veillez; et celui dont vous portez la cçoix, Votre chef, Cromwell, dort profondément !
Tu crois ? — il ne se peut : Cromwell ne dort pas quand je veille.
SiR WILLIAM MURRAY.
De quels discours menteurs il flatte votre oreille î
Tu penses donc qu'il dort?
SIR WILLIAM MURRAY
J'en suis sûr.
A part.
C'est à nous Qu'il doit ce calme heureux et ce sommeil si doux !
Haut.
11 prend tout le plaisir, et vous laisse la peine.
Au fait, c'est mal agir.
SIR WILLIAM MURRAY, à part.
Notre affaire est certaine ! Il est mécontent, bon ! —
Haut.
Pour tant de dévoûment, Ce grand Cromwell sait-il votre nom seulement ?
Je suppose.
sir william murray, haussant les épaules. Allons donc! que vous êtes candide, Simple !
cromwell, à part Il est rusé, lui !
SIR WILLIAM MURRAY
De son trône splendide.