ACTE IV, SCÈNE III
Haut.
Il n'est rien, vraiment, de plus que vous.
C'est juste!
SIR WILLIAM MURRAY
Alors pourquoi le servir à genoux ?
Je ne le sers pas.
SIR WILLIAM MURRAY, à part.
Bien ! dans mes nœuds il s'enlace.
Haut.
Pourquoi n'auriez-vous pas comme lui cette place ?
On n' apercevrait point, au fait,: de changement.
SIR WILLIAM MURRAY
Pas le moindre ! un soldat pour un soldat î comment Pouvez-vous donc remplir ce devoir qui m'effraye? Pour un métier si dur quelle est donc votre paye ?
Je ne suis pas payé.
SIR WILLIAM MURRAY
Pas payé ! —Voyez donc !
Laisser de vieux soldats dans un tel abandon ! Je vous plains.
cromwell, à pai t.
Il me plaint !
• SIR WILLIAM MLRRAY.
Le garder, sans salaire î Cromwell est un tyran !
cromwell. à pari.
L'y voilà .
SIR WILLIAM MURRAY
La colère M'étouffe !
cromwell. à part.
Il est touchant !
sir William murray, lui prenant la main. Je veux vous soulager, Et même, écoutez-moi, vous venger.
CR03IWELL.
Me venger !
SIR WILLIAM MURRAY
Sur Cromwell.
Sur Cromwell !
sir William murray, se penchant à son oreille.
Ouvrez-nous la poterne.
Laissez enfin frapper Judith par Holopherne !
C'est-à-dire, Holopherne, est-ce pas? par Judith.
A part.
Il cite de travers la Bible.
SIR WILLIAM MURRAY
C'est bien dit.
Mais pour une Judith, votre barbe est bien noire ?
SIR WILLIAM MURRAY, à part.
Pourquoi diable ai-je été rappeler cette histoire ? Judith est une femme, au fait. —Qu'importe !
Haut.
Ami!
Laisse-nous arriver à Cromwell endormi, Tu t'en trouveras bien...
Le crois-tu ?
Que t'importe Que cinq ou six vivants passent par cette porte ? La fortune, mon cher, dans cet heureux moment, Te vient pour ainsi dire en dormant.
En dormant !