ACTE IV, SCÈXE IX
Point de remercîments ! — Excusez-moi plutôt De confondre avec vous sur le même échafaud
Montrant sir William Murray consterné.
Ce fanfaron pleureur, ce lâche qui m'écoute, Quoiqu'il ne vaille pas la corde qu'il me coûte/ Il doit vous rendre grâce ; oui, certe ! car sans vous Il n'eût point eu l'honneur d'éveiller mon courroux.
Montrant Mariasse toujours immobile.
Souffrez que je vous joigne encor ce juif fétide. C'est dur! à des chrétiens mêler un déicide! Avec les bons larrons confondre un Barabbas ! — J'arrangerai la chose. — On le pendra plus bas. — Çà, que chacun de vous maintenant me pardonne De le payer si mal; ce que j'ai, je le donne. — Ce que je fais pour vous, je le sens, est bien peu ! — Allez : préparez-vous à rendre compte à Dieu : [heures, Nous sommes tous pécheurs, frères! — Dans quelques Quand le jour renaissant blanchira ces demeures, Vous serez tous pendus ! — Allez : — priez pour moi.
Les gardes, et lord Carlisle à leur tète, entraînent les prisonniers qui tous, à l'exception de Murray et du juif, conservent une attitude fière et méprisante. Croimvell reste quelques instants rêveur, puis se tourne vivement vers Thurloë. '
Fais sur l'heure apprêter Westminster! Je suis roi.
Il restre à Whitc-Hall par la poterne, et Thurloë, après un profond salut, sort par le parc.