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LE CHEF DES OUVRIERS

II encourage du geste les manœuvres qui ajustent le dais.

L'ouvrage avance. Allons ! — Ce dais est assez ample. —

A un autre ouvrier qui se tient debout, une bible à la main.

Frère, édifiez-nous ! lisez.

l'ouvrier, lisant.

« Or, le saint Temple » Eut un lambris de cèdre, un plancher de sapin... »

le chef, aux ouvriers.

Frère, nourrissons-nous de ce céleste pain.

le lecteur, continuant.

« Salomon l'étaya, d'espaces en espaces, » De poteaux à cinq pans, de pieux à quatre faces. » Couvrit de lames d'or son ouvrage immortel, » Et plaça dans l'oracle, à côté de l'autel, » Deux chérubins debout, les ailes déployées. » un ouvrier, jetant un coup d'œil sur les préparatifs

q ni F environnent.

Nos mains ont, cette nuit, été bien employées. Salomon, pour laisser des travaux plus complets, Mit sept ans à son temple et quinze à son palais.

378 CR03IWELL.

Nous, pour tous ces apprêts, nous n'avons pris qu'une le chef. [heure.

Bien dit, Enoch. —

Aux ouvriers qui disposent le dais.

Tenez, cette échelle est meilleure. —

A Enoch.

Peut-on se trop hâter... -

Aux ouvriers qui attachent les rideaux du dais .

— Bon, à cette hauteur. —

À Enoch.

Quand on élève un trône à mylord Protecteur ?

Dïi SECOND OUVRIER.

C'est donc pour aujourd'hui, cette cérémonie?

LE CHEF

Oui. — Par bonheur l'estrade est à peu près finie.

A Enoch.

Ah ! nous n'avons jamais... —

Aux ouvriers qui clouent les planches.

Or çà ! vous, moins de bruit î —

A Enoch.

Rien fait de si pressé, sinon cette autre nuit...

ENOCH

Quelle nuit ?

LE CHEF

Vous n'avez point gardé la mémoire, — Voilà huit ans passés, — d'une nuit froide et noire, De la nuit du vingt-neuf au trente de janvier? Nous travaillions encor pour mylord Olivier.

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