CTE V, SCÈNE X
oyerton, bas, à Syndercomb.
Tout va bien.
le champion, promenant ses regards sur le peuple. Hé bien ! nul ne se nomme ?
oyerton, bas, à Milton, en lui serrant la main. Nous enverrons Cromweil rejoindre ici son gant î
milton, à part.
Hélas!
le champion.
J'attends !
le yieux soldat, à part, regardant le champion. Faquin ! satellite arrogant !
syndercomb, bas, à Overton.
Je ne sais qui me tient que je ne le châtie.
Il fait un pas vers le gantelet. Overton l'arrête.
oyerton, bas, à Syndercomb.
Soyons prudents î
gramadoch. èas, à ses camarades, en leur montrant le groupe des conjurés puritains.
Ces fous vont brouiller la partie.
S'ils relèvent ce gant, adieu le dénoûment. Il faut les empêcher de tout perdre.
TRICK
Comment ?
Gramacloch hoche la tète d'un air capable.
le champion, toujours l'épèe haute.
Donc, nul ne me répond ?
gramadoch, sautant de sa loge dans la salle. Si fait, moi !
Surprise dans la foule.
LE CHAMPION, étOiUlé.
Tu ramasses Ce gant ?
gramadoch. relevant le gantelet.
Oui.
LE CHAMPION
Qu'es-tu donc ?
GRAMADOCH.
Uiî marchand de grimaces.
Comme loi. Noire masque à tous deux est trompeur. Ma grimace fait rire et la tienne fait peur. Voilà tout.
LE CHAMPiON.
Tu m'as l'air d'un drôîe.
GRAMADOCH.
Et toi de même.
le champion, aux halleba.rdiers.
C'est un fou.
GRAMADOCH.
Justement, — Par goût et par système.
Oui, je tiens à la cour en qualité de fou, Tu l'as dit.
YOIX DANS LA TOLLE
L'arlequin expose là son cou. — —C'est un bouffon de Noll.— La démarche est hardie !— —Un vrai fou ! —
MILTON
Qu'est-ce donc que cette parodie ?
Longs éclats de rire dans la tribune des bouffons. GRAMADOCH.
Allons! prenons du champ.
LE CHAMPION
Malheureux baladin !
Va-t'en, ou je te fais fouetter.
GRAMADOCH.
Quel fier dédain!
Mannequin comme moi, ta grimace est moins gaie ; Je le répète, ami : Cromwell tous deux nous paye Pour faire un peu de bruit dans ce concert falot Où ta voix est la cloche et ma voix le grelot.
LE CHAMPION
Maraud !