ACTE V, SCÈNE X. 42 î
GRAMADOCfl.
Sans déroger nous pouvons, il me semble, Pour ou contre Olivier nous mesurer ensemble : Je suis son porte-queue, et loi, son porte-voix.
le champion, avec colère.
Quelle arme choisis-tu ?
GRAÎIADOCH.
Moi?
Il dégaine sa latte.
Ce sabre de bois !
II l'agite d'un air martial.
C'est bien Parme qu'il faut contre un guerrier de paille. En garde, capitan ! —
A la foule.
Ha! bataille! bataille!
Au Champion.
Voyons si nous ferons un pendant à Dunbar, Et si ta Durandal vaut mon Excalibar !
A la foule.
"eus. venez voir,—
Montrant Milton.
Soit dit sans fâcher cet aveugle, — Lutter Falstaff qui chante avec Stentor qui beugle. Venez voir un bouffon rosser un spadassin: overtox, bas, à S/ndercomb.
Cette scène m'a l'air préparée à dessein.
gramabocs, paradant devant le Champion.
Hé bien, nions champion ? qu'as-tu donc? tu balances? Toi, qui sans les compter voulais rompre des lances ! Je neveux que te mettre en poudre en deux assauts, Et tu pourras après ramasser tes morceaux.
le champion, montrant Gramqdoch.
Qu'on arrête ce fou.
Les gardes entourent et saisissent Gramadoch. GRAMADOCH.
Il se débat en riant dans sa barbe.
Je suis dans mon droit, lâche ! —
422 CR0MWELL.
Il a peur !-— Je !ui fais intenter, s'il me fâche, Une bonne action de quare impedit!
Les bouffons de la tribune l'applaudissent avec des éclats de rire.
le champion, d'une voix solennelle.
, Nul n'ayant contesté, peuple, ce que j'ai dit, — Qu'un aveugle et qu'un fou, — devant toute la terre, Je proclame Olivier Crorowell, roi d'Angleterre î