LES SERGENTS D'ARMES
Place !
Place !
Les Cavaliers s'arrêtent devant le trône de Crorawell, Ormond et Rochester au premier rang. Ils ont une attitude ferme et tranquille; Murray et Mariasse seuls semblent atterrés. — Cromwell promène quelque temps des regards satisfaits sur les prisonniers, sur l'assemblée, sur la fonle, et semble jouir du silence d'anxiété qui l'entoure. - — Pendant toute la scène, Rocbester fait des mines à Francis qu'il a aperçue dans la tribune en entrant.
cromwell, croisant les bras, aux Cavaliers . Que voulez-vous?
A part.
S'ils me demandaient grâce !...— lord ormond, d'une voix assurée.
Nous sommes gens de cœur, et nous ne prétendons Ni pitié, ni merci, ni faveurs, ni pardons. Des mourants comme nous sont fiers de leur supplice : Il n'a rien qui les trouble et qui les avilisse. Puis, qu'attendre après tout de vous, d'un meurtrier, D'un vassal, qui, chargeant son écu roturier Du cimier, du manteau, du sceptre héréditaire, Y fait écarteler les armes d'Angleterre ?