‹ CromwellChapitre 40 sur 302 · ACTE I, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IX

Ce qui pousse Cromwell à risquer ce grand pas. Il faut qu'il soit bien fou de désirer le trône ! Il ne reste plus rien des biens de la couronne. Hampton-Court est vendue au profit du trésor; On a détruit Woodstock, et démeublé Windsor !

LE GÉNÉRAL LAMBERT, bas à OiertOU.

Imbécile pillard î qui dans le rang suprême, Ne voit que les rubis scellés au diadème, Et dans le trône, objet des travaux d'Olivier, Des aunes de velours, à revendre au fripier! Dévoré d'une soif de l'or que rien ne sevré, Harrison n'apprécie un sceptre qu'en orfèvre, Et si quelque couronne à ses désirs s'offrait, 3Ne l'usurperait pas, mais il la volerait. earebone, en extase.

Àh ! pourquoi Dieu fait-il, dans ces jours de misère, Du lion de Jacob un vil bouc émissaire ! Olivier, revêtu d'une robe d'honneur, Semblait toujours marcher à droite du Seigneur; Il était dans nos champs comme une gerbe mûre; Il portait de Juda l'invulnérable armure; Et quand il paraissait à leur œil ébloui, Les Philistins fuyaient, en s'écriant : « C'est lui! » Il était, Israël, l'oreiller de ta couche ! Mais ce miel en poison se change dans ta bouche; Il s'est fait Tyrien; et les enfants d'Édom Ont, avec des clameurs, ri de ton abandon ! Tous les Amorrhéens ont tressailli de joie, En voyant qu'un démon le poussait dans leur voie; Il veut être, échauffé par l'impure Abisag, Roi comme fut David; — qu'il le soit comme Agag !

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