‹ CromwellChapitre 48 sur 302 · ACTE I, SCÈ>'E X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈ>'E X

J'allais faire comme eux une jérémiade.

Laissons cela ! — Tenez, pour vous prouver, amis, Combien je crains peu d'être avec vous compromis, A quel point tous mes vœux aux vôtres se confondent, Combien j'aime la cause où vos souhaits se fondent,—

Il remplit un verre et le porte à ses lèvres.

Je bois à la santé du roi Charles !

tois les conjurés, surpris.

Du roi !

RICHARD CROMWELL, étonné.

Nous sommes seuls ici. Pourquoi cet air d'effroi?

carr, à part.

J'avais bien deviné qu'Israël était dupe. Au fond, c'est des Stuarts qu'en cet antre on s'occupe. Nous verrons !

SIR RICHARD WILLIS, à part.

C'est le fils de Cromwell, cependant!

Mais s'il est du complot, il est bien imprudent !

En ce moment, on entend le bruit de la trompe au dehors. Nouveau silence d'étonnement et d'inquiétude. Le son de la trompe s'interrompt, et une voix forte crie du dehors :

Au nom du parlement, qu'on ouvre la taverne!

Mouvement de terreur parmi les conjurés.

lord rochester, à D avenant.

Pour le coup, nous voilà pris dans notre caverne, Comme Cacus!

LA3IBERT, basa JofCe.

Cromwell nous envoie arrêter!

joyce, bas.

Il sait tout! cette fois on ne peut en douter.

overto^, bas.

Hé bien ! il faut s'ouvrir passage à coups d'épée !

LAMBERT, bas.

Que ferions-nous! La place est sans doute occupée Par ses gardes.

On entend le bruit de la trompe.

richard cromwell, le verre à lamain.

Au diable ! en un pareil moment Venir nous déranger !

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