‹ CromwellChapitre 87 sur 302 · ACTE II, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE X

A la santé d'Hérode enfin je l'ai vu boire î

D'Hérode ! Quel Hérode ?

CARR

Hé oui, de Balthasar !

Comment ?

CARR

De Pharaon !

Voudrais-tu par hasard Parler?..,

CARR

De l'Antéchrist ! qu'on nommait roi d'Ecosse, Ou Charles-Deux !

cromwell, pensif.

Mon fils ! libertinage atroce ! Boire à cette santé, c'était boire à ma mort î Des rires, un festin, des chants, — pas un remord ï Parricide folâtre ! un jour, sur ton front pâle, Ëcrira-t-on : Cala, ou bien Sardanapale ?

CARR

L'un et l'autre.

Entre Thurloè. Il s'approche avec un air de mystère de CromwelL

therloe, bas à Cromwell.

Mylord, Richard \Villis est là.

Au moment où il aperçoit Thurloë, Cromwell reprend une apparente

sérénité.

Richard Willis ! —

A part.

Il va m'éclaircir tout cela.

A Thurloë.

J'y vais.

thurloë, lui désignant la grande porte par laquelle sont sortis les courtisans.

Ces gentlemen, groupés à votre porte

Peuvent-ils rentrer ?

Oui, puisqu'il faut que je sorte.

Remettons-nous : il sied d'être toujours serein.

Si mon cœur est de chair, que mon front soit d'airain*

Rentrent les courtisans conduits par Thurloe. Ils saluent Cromwell, qui leur fait signe de la main et s'adresse à Carr.

cromwell, prenant la main de Carr.

Merci, mais sans adieu, frère ! soyez des nôtres. Cromweli mettra toujours Carr avant tous les autres. Mon pouvoir pour vos vœux ne sera pas borné.

Il sort avec Thurloë. Tous s'inclinent, excepté Carr.

- carr, resté seul sur le devant du théâtre. C'est ainsi qu'il abdique ! usurpateur damné !

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