VROMANT ET C«, IMPRIMEURS ET ÉDITEURS
RUE DES PAROISSIENS, l8
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ES cent et cinq miniatures qui illustrent les trois volumes des Cronicques et Conquestes de Charlemaine comptent au nombre des plus intéressantes de celles qu’on trouve si nombreuses dans les livres de l’ancienne « librairie de Bourgogne ».
Déjà signalées dans l’inventaire de cette bibliothèque, n® 1467 les Cronicques et Conquestes de Charlemaine sont aujourd’hui conservées à la section des manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique, sous les cotes n°^ 9066, 9067 et 9068. L’œuvre n’avait primitivement que deux volumes; mais, actuellement, le tome second a été relié en deux parties.
Ecrits sur beau vélin, à longues lignes, les 451 feuillets du premier volume ont 0^^422 sur 0*^295; les 280 feuillets du second o'^4i4 sur 0^^295, et les 297 du tome troisième, les mêmes dimensions.
I Barrois, Bibliothèque protypographique, p. 126, 733 et 734; cf. p. 217
et 243, les no® 1518, 1519, 1701 et 1702.
Les caractères de l’écriture reproduisent cette élégante lettre de forme en usage à la cour de Bourgogne. Les en-têtes des chapitres sont en rubriques ; il y a bon nombre de grandes et belles lettrines. Les signes de paragraphes sont bleus; il y a des rehauts jaunes dans les majuscules. Comme nous l’avons dit, ces trois volumes contiennent cent et cinq miniatures en grisailles.
En tête du premier volume, sur le second feuillet de garde du parchemin, on lit : Qui vouldra, Philippe I le Béait et Jeanne de Castille^. Au second volume, sur le second feuillet de garde en parchemin^ qui se trouve placé au commencement, on lit : Ce livre appartient à Philippe d’ Autriche. Sur le feuillet suivant sont inscrits, en capitales, les mots : Nien, Nien, Philippe. Cette même devise Nien, Nien P. se retrouve au bas de la dernière page du tome III, tandis que, en haut, se lisent les mots, écrits en grandes capitales : A. Plus seras. P.
Voilà pour ce qui concerne les détails extérieurs des trois volumes des Cronicques et Conquestes de Charlemaine. Il faut, maintenant, arriver à la composition elle-même.
Quatre personnes y ont collaboré. La rédaction et la transcription furent l’œuvre de David Aubert, la décoration fut confiée à Jean Le Tavernier pour les miniatures et à Pol Fruit pour l’enluminure des lettrines. Enfin, le relieur fut Liévin Stuvaert.
I. Cette devise est celle de Philippe le Beau. Jeanne de Castille était son épouse.