‹ Cronique martinianeChapitre 102 sur 159 · Epoisses, Côte-d'Or, arr. et c. Semur · texte numérisé non relu

Epoisses, Côte-d'Or, arr. et c. Semur

2. Jean de Neufchatel, seigneur de Blanmont : sur cet épisode OxisteUahif III, 180.

3. Proverbe très souvent cité et que Ton trouve entre autres dans la Ballade des Proverbes de Villon (Œuvres de Fr, Villon, éd. Longnon, p. 134).

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chevaulx et cestuy-cy les desferre ! * » — « Monseigneur, vous dictes vray, dist Chabannes, mais pour faire ferrer mes chevaulx et ceux de ma bende j'ay eu dix mille escus des pays du mareschal, pour ma part, et me suis bien chauffé * en ses pays et beu de bons vins ! » Et alors Monseigneur le Daulphin, en soy riant, luy demanda s'ilz estoient demourez quictes. Et ledit conte luy respondit : « Monseigneur, je ne luy demanderay riens de chose qu'il me aye faicte, car il me doit suffire. » Et est assavoir que le daulphin fut mal content contre le duc de Bourgongne de ce qu'il avoit fait destrousser ses gens : mais ilz furent mis d accord par le moyen d'aucuns seigneurs. En ladicte année furent faictes unes tresves entre le roy de France et d'Angleterre.

LU

Comment le siège fut mys par les François devant Mes^ en Lorraine et devant Basle oh estoient Sallezard et Anthoine de Chabannes, conte de Dampmartin gui a voient V avant-garde (/. 288),

1444. En l'an mil quatre cens quarante quatre le roy de France

accompaignié de Monseigneur le Daulphin * son fîlz, le conte du Maine, le conte de Dunois, de Boulongne, le conte de

1. Jeu de mots sur l'office, le métier de maréchal, qui est de ferrer les che vaux, et le mot desferrCj qui dans la langue du xv* siècle, signifiait la dépouille. — On pourra rapprocher cette plaisanterie du legs de Villon au Sénéchal.

2. Il faut entendre que Chabannes avait du incendier le pays.

3. Sur ces événements v. la Relation du siège de Mef^ett 1444 par Charles VII et René d'Anjou^ par M. de Saulcy et Huguenin, Met:^ 183 5» ainsi que les extraits de Philippe de Vigneulles à la suite de cette publication. — Metz, ville impériale, avait été souvent en luttes avec le duc de Lorraine et le damoiseau de Commercy. Le 5 février 1455 la paix fut conclue et le siège levé.

4. Voir sur cette campagne la lettre du Dauphin à la municipalité de Senlis, le 17 juillet 1445. Lettres de Louis X/, éd J. Vaesen et Charavay, I, p. 11.

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Dampmartin, Joachin Rouault, Maturin de Lescouet, Olivier de Brout * et plusieurs autres cappitaines allèrent à la requeste du roy de Cecille mettre le siège devant la ville de Mes, au pays de Lorraine. Et pendant ledit siège Monseigneur le Daulphin avec grant compaignie de cappitaines, et entre les autres y estoient Anthoine de Chabannes, Olivier de Brout et plusieurs autres cappitaines, furent devant Basle assise(s) es Alemaignes, dont ledit conte de Dampmartin et Salezard ^ avoient Tavant garde. Et est assavoir touchant cest article que ledit conte de Dampmartin, qui estoit de l'avant garde, estoit logé à deux lieues de Monseigneur le Daulphin. Et estoit allé vers luy pour sçavoir quel estoit son bon plaisir et qu'il vouloit qu'on fîst contre ceulx de Basle. Et à son retour trouva que les Suysses les alloient assaillir et en sortirent environ quatre vingz ^. Et à ceste rencontre ledit conte estoit sur ung cheval bayart, d'environ de XX escus d'or, et [avoit] pour habillemens unes brigandines et une ^alade d'archier ; car il avoit laissé ses chevaulx et ses harnois en son logis, pour ce qu'il n'eut loysir de soy acoustrer autrement. Et quant ledit conte veit les Suysses qui commençoient à escarmoucher, il feist saillir sur eulx vingt et cinq hommes d'armes pour les rompre. Et alors lesditz Suysses se mirent en bataille. Mais lesditz hommes d'armes chassèrent les quatre vingtz Suysses et les defErent *. Et le surplus desditz Suysses, qui ruoient dessus les gens du roy, estoient auprès de la Mala-

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