Le texte de Vérard porte que
4. Montaigu-le-Blin, par acquisition en 'I439 de Guichard de Montaigu.
5. La Palice, par acquisition de Charles duc de Bourbon, le 18 mars 1430.
6. Chatel-Perron en Bourbonnais, par mariage avec Anne de Lavieu en 143 1. — Il faut ajouter Madic, par succession de son grand-oncle Gérald de Madic en 145 1 ; La Dailhe en Auvergne, par acquisition d'Astorg de Peyre, le 30 décembre 1444 et Curton en Guyenne, par don de Charles VII le 2 juin 1452. Hist, de la Maison de ChalanneSy 1. 1, passim.
maistre qu'il avoit donnée à son frère : laquelle il ne peust avoir, mais feust donnée à monseigneur de Gaucourt *, et audit conte de Dampmartin furent baillées les cent lances qui avoient esté audit feu messire Jaques de Chabannes. Icelluy messire Jaques de Chabannes avoit bien et vaillamment servy le roy Charles en ses conquestes de Guyenne et de Normandie : et si tua de sa main ung nommé Flocques ^, chevalier très renommé et aussi vaillant qu'il n'y eut point pour lors au royaume d'Angleterre. Icelluy Flocques envoya à Anthoine de Chabannes, luy estant à Creilh, certaines articles pour faire armes où il y avoit certaines courses de lances et de coups d'espées. Iceulx articles furent par ledit Anthoine de Chabannes acceptées contre ledit Flocques, Anglois. Et quant ce vint au jour qu'ilz dévoient combatre il advint que, de cas d'advanture, ledit Anthoine de Chabannes fut blécié du premier coup de lance et desarmé de son grant garde bras tellement qu'il ne peust accomplir ses armes. Et aussi ledit de Chabannes donna ung coup de lance audit Flocques, tellement que son cheval tomba sur le cul et feust desarmé : par quoy ilz s'en retournèrent chascun en leurs garnisons sans autre chose faire. Mais avant leur département, messire Jaques de Chabannes, frère dudit Anthoyne de Chabannes, requist audit Flocques qu'il le laissast parachever les armes que son frère n'avoit peu achever : ce qu'il voulut bien. Et après qu'ilz eurent accomply certaines courses ilz se rnirent à l'espée : et frappa ledit messire Jaques de Chabannes d'ung coup d'espée en la gorge ledit Flocques, dont il mourut. Et furent faictes icelles armes en la présence du seigneur de Bueil et de Monseigneur de Tallebot, lequel ne voulut, quant il veit ledit Flocques blecié, qu'ilz feissent plus riens. Et le renvoya en garnison où il mourut.